Durban: La 3e Conférence mondiale contre le racisme

Date: 
Mardi, Août 28, 2001 - 09:00 - Vendredi, Septembre 7, 2001 - 16:00

Contexte :

Dans un contexte où les activités criminelles transnationales représentent un problème majeur de sécurité humaine au niveau mondial, la mondialisation du trafic de femmes et d’enfants atteint des niveaux sans précédents. Les pays pourvoyeurs et receveurs d’Asie, d’Amérique du Nord et du Sud et d’Europe sont dans un processus de construction d’un réseau international pour l’échange d’information, la prévention, la persécution des trafiquants et la coopération dans la surveillance des activités illicites. Toutefois, l’Afrique y est largement sous-représentée, malgré le nombre croissant de victimes dans sa région. L’organisation de la Conférence mondiale des Nations Unies contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui y est reliée à Durban en Afrique du Sud devient d’autant plus significative.

 

Événement :

Il s’agit de la 3e Conférence mondiale contre le racisme, la discrimination raciale, la xénophobie et l’intolérance qui est associée. Elle a fait suite aux deux premières conférences qui ont eu lieu en 1978 et en 1983 à Genève en Suisse.

Elle fut divisée en deux parties, soit le Forum des ONG qui se déroulait du 28 août au 1er septembre auquel ont participé plus de 15 000 organisations provenant de toutes les régions du monde, suivi de la conférence officielle qui prenait place du 31 août au 7 septembre.

 

Réalisations :

L’implication principale d’Alternatives a été d’organiser, conjointement avec IMADR[1], un atelier intitulé « La promotion de la sécurité humaine pour la prévention de l’exploitation des migrants en Afrique », (trad. de l’anglais : « Promoting Human Security to Prevent Exploitative Migration in Africa »). Plusieurs conférenciers spécialisés dans la question y ont participé, et ont mis de l’avant le problème du trafic et de l’exploitation sexuelle des femmes et des enfants, et tenté de démontrer le lien entre les problèmes de migration et celui de la sécurité humaine qui persiste dans plusieurs pays d’Afrique.


[1] Allié : IMADR (International movement against all forms of discrimination and racism) http://www.alternatives.ca/allies/imadr-japon