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	<title>Le Journal des Alternatives</title>
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	<description>Construire ensemble un monde diff&#233;rent</description>
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		<title>Le Journal des Alternatives</title>
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		<title>Les guerres qui m&#232;nent les Etats-Unis &#224; la ruine</title>
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		<dc:creator>Eric Margolis</dc:creator>


		<dc:subject>Dette</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>Les invasions am&#233;ricaines en Irak et en Afghanistan n'auraient pas &#233;t&#233; possibles sans cr&#233;dits massifs venus de Chine, d'Union Europ&#233;enne, des pays producteurs de p&#233;trole du Moyen-Orient ... - Photo : Al Jazeera Le Pr&#233;sident Barack Obama a qualifi&#233; le budget de 3,8 trillions de dollars [un trillion &#233;quivaut &#224; 1000 milliards de dollars - N.d.T], envoy&#233; r&#233;cemment au Congr&#232;s, d'&#233;tape importante pour restaurer la sant&#233; &#233;conomique de l'Am&#233;rique. En fait, c'est une nouvelle dose fournie &#224; un malade gravement (...)

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/guerre" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src=&quot;http://www.alternatives.ca/local/cache-vignettes/L150xH92/arton5438-18d90.jpg&quot; alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; width='150' height='92' class='spip_logos' style='height:92px;width:150px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les invasions am&#233;ricaines en Irak et en Afghanistan n'auraient pas &#233;t&#233; possibles sans cr&#233;dits massifs venus de Chine, d'Union Europ&#233;enne, des pays producteurs de p&#233;trole du Moyen-Orient ... - Photo : Al Jazeera&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Pr&#233;sident Barack Obama a qualifi&#233; le budget de 3,8 trillions de dollars [un trillion &#233;quivaut &#224; 1000 milliards de dollars - N.d.T], envoy&#233; r&#233;cemment au Congr&#232;s, d'&#233;tape importante pour restaurer la sant&#233; &#233;conomique de l'Am&#233;rique. En fait, c'est une nouvelle dose fournie &#224; un malade gravement d&#233;pendant d'une drogue dangereuse : la dette.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Plus d'empires sont tomb&#233;s en raison de finances catastrophiques que d'invasions. Le dernier exemple a &#233;t&#233; l'Union Sovi&#233;tique qui s'est ruin&#233;e en achetant des tanks. Le d&#233;ficit de Washington [la diff&#233;rence entre les d&#233;penses et les revenus par les imp&#244;ts] atteindra cette ann&#233;e la somme vertigineuse de 1,6 trillion de dollars. Cette somme &#233;norme sera emprunt&#233;e principalement &#224; la Chine et au Japon auxquels les &#201;tats-Unis doivent d&#233;j&#224; 1.5 trillion de dollars. Le service de la dette co&#251;tera cette ann&#233;e 250 milliards de dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour parvenir &#224; d&#233;penser 1 trillion de dollars US, quelqu'un aurait d&#251; commencer &#224; d&#233;penser 1 million de dollars chaque jour depuis peu de temps apr&#232;s que Rome ait &#233;t&#233; fond&#233; puis continuer ainsi pendant 2738 ann&#233;es jusqu'&#224; aujourd'hui.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le budget militaire total [2010] d'Obama est presque de 1 trillion. Cela comprend les 880 milliards de d&#233;pense du Pentagone. Ajoutons les sombres programmes secrets (environ 70 milliards), l'aide militaire aux nations &#233;trang&#232;res amies comme l'Egypte, Isra&#235;l et le Pakistan, ainsi que 225000 &#171; contractuels &#187; militaires (mercenaires et employ&#233;s), et enfin les co&#251;ts des v&#233;t&#233;rans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Additionnons encore 75 milliards (presque quatre fois le budget total de la d&#233;fense du Canada) pour 16 agences de renseignements avec 200 000 employ&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les guerres d'Afghanistan et d'Irak (1 trillion de dollars jusqu'ici), co&#251;teront de 200 &#224; 250 milliards de plus cette ann&#233;e, en incluant des d&#233;penses cach&#233;es et indirectes. &#171; L'escalade [surge] &#187; afghane d'Obama avec ses 30000 soldats suppl&#233;mentaires co&#251;tera encore 33 milliards de dollars - plus que le budget total de la d&#233;fense de l'Allemagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pas de probl&#232;me si les stocks de la d&#233;fense n'ont cess&#233; de gonfler apr&#232;s le budget &#171; d'aust&#233;rit&#233; &#187; d'Obama, prix Nobel de la Paix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les d&#233;penses militaires et de renseignement augmentent de fa&#231;on implacable alors que le ch&#244;mage atteint les 10% et que l'&#233;conomie saigne une encre rouge. L'Am&#233;rique est devenu l'homme malade de h&#233;misph&#232;re occidental, un estropi&#233; &#233;conomique comme l'a &#233;t&#233; le d&#233;funt empire Ottoman. Le Pentagone repr&#233;sente maintenant &#224; lui seul la moiti&#233; des d&#233;penses militaires de la plan&#232;te dans sa totalit&#233;. Ajoutez-y les riches alli&#233;s de l'OTAN ainsi que le Japon, et les chiffres atteignent 75%. La Chine et la Russie d&#233;pensent conjointement &#224; peine un malheureux 10% de ce que les &#201;tats-Unis d&#233;pensent pour la d&#233;fense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a 750 bases militaires des &#201;tats-Unis dans 50 pays et 255 000 militaires ou employ&#233;s stationn&#233;s en permanence &#224; l'&#233;tranger dont 116 000 en Europe et presque 100 000 au Japon et en Cor&#233;e du Sud.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;pense militaire d&#233;vore jusqu'&#224; 19% des d&#233;penses f&#233;d&#233;rales et au moins 44% des recettes fiscales. Sous l'administration Bush, les guerres d'Irak et d'Afghanistan &#8212; financ&#233;es par l'emprunt &#8212; ont co&#251;t&#233; &#224; chaque famille am&#233;ricaine plus de 25 000 dollars.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme Bush, Obama finance les guerres de l'Am&#233;rique par des autorisations suppl&#233;mentaire de paiement, sur le compte d&#233;j&#224; au maximum &#224; d&#233;couvert de la nation. Les g&#233;n&#233;rations futures seront coinc&#233;es par cette facture. Ce yoyo financier du Pr&#233;sident et du Congr&#232;s est la pire manifestation de malhonn&#234;tet&#233; publique. Les guerres de l'Am&#233;rique doivent &#234;tre pay&#233;es par les imp&#244;ts, et non pas par des jeux d'&#233;criture comptable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les contribuables des &#201;tats-Unis devaient r&#233;ellement acquitter la facture des guerres d'Afghanistan et d'Irak, ces conflits cesseraient tr&#232;s rapidement. L'Am&#233;rique a besoin d'un juste et transparent imp&#244;t de guerre. Les &#201;tats-Unis ont clairement atteint le point de rupture. Les d&#233;penses militaires et le service de la dette cannibalisent l'&#233;conomie am&#233;ricaine, la vraie base de sa puissance mondiale. Aux c&#244;t&#233;s de l'ancienne URSS, les &#201;tats-Unis ressemblent maintenant de plus en plus &#224; l'Empire Britannique disparu en 1945, &#233;cras&#233; par d'immenses dettes contract&#233;es pour participer &#224; la deuxi&#232;me guerre mondiale et incapable de continuer de financer ou d&#233;fendre son empire, tout en restant malgr&#233; tout impr&#233;gn&#233;e de pr&#233;tentions imp&#233;riales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est de plus en plus &#233;vident que le Pr&#233;sident n'est pas aux volant du camion militaire am&#233;ricain compl&#232;tement emball&#233;. Il y a soixante ans, le grand Pr&#233;sident Dwight Eisenhower, dont le portrait orne mon bureau, avait averti les Am&#233;ricains de prendre garde au complexe militaro-industriel. Six d&#233;cennies plus tard les partisans de la guerre permanente et de la domination du monde se sont li&#233;s avec les bailleurs du fonds de Wall Street pour pousser l'Am&#233;rique dans le gouffre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un nombre croissant d'Am&#233;ricains sont fort justement scandalis&#233;s et effray&#233;s de l'emballement des d&#233;ficits. La plupart d'entre eux ne comprennent pas que leurs dirigeants politiques m&#232;nent leur nation &#224; la ruine dans des guerres &#233;trang&#232;res inutiles et dans une vaine tentative de diriger une grande partie du globe &#8212; ce que les neocons appellent un &#171; plein spectre de domination [domination dans tous les domaines - N.d.T] &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si Obama &#233;tait vraiment s&#233;rieux concernant la r&#233;tablissement de la sant&#233; &#233;conomique de l'Am&#233;rique, il exigerait que les d&#233;penses militaires soient r&#233;duites, mettrait fin rapidement aux guerres d'Irak et d'Afghanistan et briserait l'&#233;chine des &#171; Frankenbanks g&#233;antes [jeu de mots &#224; partir de &#8216;Frankenstein' et &#8216;banques' - N.d.T] &#187; de la nation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Traduction Al-Mukhtar&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>SPQ libre et la ligne de risque</title>
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		<dc:creator>Ronald Cameron</dc:creator>


		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>On peut &#234;tre en d&#233;saccord avec les orientations du SPQ libre mais on doit reconna&#238;tre que le projet de combattre le n&#233;olib&#233;ralisme au sein du PQ constitue un plan de travail ambitieux ! Sans doute que les membres de ce courant politique y acqui&#232;rent certainement une exp&#233;rience importante. Mais le projet peut-il aboutir ? Le peu d'influence du SPQ libre sur la direction du PQ devrait d&#233;j&#224; amener ses membres &#224; questionner leur espoir de le voir changer de cap et &#224; examiner une ligne de risque. Le (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;On peut &#234;tre en d&#233;saccord avec les orientations du SPQ libre mais on doit reconna&#238;tre que le projet de combattre le n&#233;olib&#233;ralisme au sein du PQ constitue un plan de travail ambitieux ! Sans doute que les membres de ce courant politique y acqui&#232;rent certainement une exp&#233;rience importante. Mais le projet peut-il aboutir ? Le peu d'influence du SPQ libre sur la direction du PQ devrait d&#233;j&#224; amener ses membres &#224; questionner leur espoir de le voir changer de cap et &#224; examiner une ligne de risque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le colloque sur la cr&#233;ation de la richesse du Parti qu&#233;b&#233;cois durant la fin de semaine du 13 et 14 mars a &#233;t&#233; le th&#233;&#226;tre d'une d&#233;cision de l'ex&#233;cutif national du parti afin d'interdire les clubs politiques en son sein. Son seul effet se r&#233;sume &#224; la suppression du droit de SPQ libre d'exister. De tradition r&#233;cente, la reconnaissance des clubs tentait d'ouvrir des espaces &#224; diff&#233;rents courants, notamment ceux qui cherchaient &#224; se regrouper autour de Qu&#233;bec solidaire. &#201;videmment, la d&#233;cision de l'ex&#233;cutif est &#224; mettre en perspective avec le cours politique que vise &#224; imprimer Pauline Marois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;cision semble devoir &#234;tre confirm&#233;e par un congr&#232;s du parti en 2011. Probablement que certains au SPQ libre voudront s'y rendre pour y faire un appel aux membres. Mais la r&#233;cente d&#233;cision devrait servir d'avertissement en regard d'une strat&#233;gie accroch&#233;e &#224; l'humeur de l'ex&#233;cutif du PQ. M&#234;me s'il pourrait encore faire des concessions partielles, le PQ ne peut plus constituer le &#171; v&#233;hicule du d&#233;veloppement d'une large coalition &#187;, telle que l'affirme le SPQ libre. Et publiquement, les forces qui contribuent &#224; d&#233;velopper une telle alternative ind&#233;pendantiste de gauche sont vues comme divis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En effet, si Qu&#233;bec solidaire a eu au moins autant d'influence que le SPQ libre sur le PQ, c'est qu'il y a une limite &#224; convaincre au sein d'un parti de &#171; lucides &#187;. Ce que Bernard Landry cherchait &#224; contenir en proposant la reconnaissance de clubs, c'&#233;tait l'affaiblissement de la composante sociale des militantes et militants p&#233;quistes, notamment ceux du mouvement syndical. Car les lucides n'ont jamais eu besoin de club pour influencer la direction du PQ et ses chefs sont probablement consult&#233;s plus directement que ne peuvent l'&#234;tre les responsables de SPQ libre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qu&#233;bec solidaire est un creuset d'&#233;laboration d'une strat&#233;gie alternative pour l'ind&#233;pendance, bas&#233;e justement sur la souverainet&#233; populaire comme le souhaite le SPQ libre. Pour la plupart des &#233;lecteurs du Qu&#233;bec, les forces regroup&#233;es autour de SPQ libre et de QS appartiennent &#224; la m&#234;me famille politique. Et plusieurs d'entre eux ne comprennent pas pourquoi cette division dans la gauche sociale et politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais les porte-paroles du SPQ libre persistent &#224; soulever un diff&#233;rend avec QS concernant la question identitaire. Les partisans du SPQ libre doivent reconna&#238;tre que le congr&#232;s de QS &#224; l'automne dernier a &#233;t&#233; un moment fort pour confirmer ses fondations ind&#233;pendantistes et cette nouvelle strat&#233;gie r&#233;f&#233;rendaire. De plus, il s'est d&#233;marqu&#233; de tout projet de r&#233;former la conf&#233;d&#233;ration canadienne. Si la question politique la plus importante pour le SPQ libre est de constituer un front social et politique pour l'ind&#233;pendance du Qu&#233;bec, t&#244;t ou tard, ils devront admettre que le PQ ne peut plus &#234;tre consid&#233;r&#233; comme ce p&#244;le structurant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le SPQ libre, compos&#233; d'un grand nombre de syndicalistes, reconna&#238;t avec justesse toute l'importance de l'action politique partisane, compte tenu des limites de l'action syndicale. Mais mener un tel combat exige une ligne de risque, pour paraphraser Pierre Vadeboncoeur : elle exige du c&#244;t&#233; syndical d'en finir avec une attitude qui ne veut s'engager que dans des espaces politiques s&#233;curis&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'Irak d'Hammourabi : Pour en finir avec la d&#233;mocratie a&#233;roport&#233;e</title>
		<link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/publications/nos-publications/articles-et-analyses/articles-de-l-exterieur/article/l-irak-d-hammourabi-pour-en-finir</link>
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		<dc:date>2010-03-15T20:57:11Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Chems Eddine Chitour</dc:creator>


		<dc:subject>Moyen-Orient</dc:subject>
		<dc:subject>Irak</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre</dc:subject>

		<description>&#171; Le fort ne doit pas opprimer le faible. &#187; Le Code d'Hammourabi il y a 38 si&#232;cles Cette &#171; loi &#187; du Code d'Hammourabi qui r&#233;gna en M&#233;sopotamie (Irak actuel) , d'il y a 1800 ans avant J.C. a apparemment &#233;t&#233; ignor&#233;e par l'Occident. La presse occidentale ne tarit pas ces jours-ci sur la &#171; jeune d&#233;mocratie irakienne &#187; faisant preuve d'une amn&#233;sie immorale visant &#224; pr&#233;senter les envahisseurs comme des philanthropes venues apporter les &#171; lumi&#232;res de la d&#233;mocratie a&#233;roport&#233;e &#187; &#224; ces peuples barbares parce que riches (...)

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/guerre" rel="tag"&gt;Guerre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Le fort ne doit pas opprimer le faible. &#187;
Le Code d'Hammourabi il y a 38 si&#232;cles&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette &#171; loi &#187; du Code d'Hammourabi qui r&#233;gna en M&#233;sopotamie (Irak actuel) , d'il y a 1800 ans avant J.C. a apparemment &#233;t&#233; ignor&#233;e par l'Occident. La presse occidentale ne tarit pas ces jours-ci sur la &#171; jeune d&#233;mocratie irakienne &#187; faisant preuve d'une amn&#233;sie immorale visant &#224; pr&#233;senter les envahisseurs comme des philanthropes venues apporter les &#171; lumi&#232;res de la d&#233;mocratie a&#233;roport&#233;e &#187; &#224; ces peuples barbares parce que riches d'une civilisation qui a vu l'&#233;mergence de l'humanit&#233;. Petit rappel pour fixer les id&#233;es : les Irakiens, peuple fier s'il en est, peuple instruit avec le taux d'analphab&#233;tisme le plus bas du monde arabe, il constituait un danger pour le &#171; monde libre et civilis&#233; &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Justement, pour parler des &#171; civilisateurs &#187;, il est bon de leur rappeler leurs origines. Tout commence, nous dit l'historien Georges Tate, professeur &#224; Dauphines, par les Croisades. Ecoutons-le bri&#232;vement nous narrer quelques d&#233;lices dont se sont rendus coupables les crois&#233;s :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; ...En ce temps-l&#224;, c'&#233;tait nos anc&#234;tres, les Francs, qui les employaient, au nom d'une certaine id&#233;e de la chr&#233;tient&#233;. Le Moyen-Orient &#233;tait devenu arabe, bient&#244;t musulman. Cette r&#233;alit&#233; leur &#233;tait insupportable... de toute l'histoire du Moyen-Orient, l'&#233;pisode chr&#233;tien fut l'un des plus noirs. Et nous n'avons pas fini d'en mesurer les effets... &#187; &#171; (...) Pendant plus de mille ans, le Moyen-Orient a &#233;t&#233; le lieu d'affrontements entre Occident et Orient, entre chr&#233;tiens et musulmans. (...) A cette &#233;poque, le monde islamique, qui s'&#233;tend de l'Inde &#224; l'Espagne, est florissant : les arts, les sciences se d&#233;veloppent ; on y pratique une vraie tol&#233;rance religieuse, alors qu'en Europe, les h&#233;r&#233;tiques sont hors-la-loi. Les Arabes ne cherchent pas &#224; convertir &#224; l'Islam, quand Charlemagne convertit les peuples vaincus par la force. Ils accordent un statut l&#233;gal aux chr&#233;tiens et aux juifs de Syrie et de Palestine. A Damas et &#224; J&#233;rusalem, ces derniers acc&#232;dent librement &#224; leurs lieux de culte. Dans les m&#234;mes villes, ils fr&#233;quentent des lieux de culte voisins, certaines &#233;glises ayant m&#234;me &#233;t&#233; partag&#233;es au lendemain de la conqu&#234;te. Chr&#233;tiens, juifs et musulmans priant dans les m&#234;mes lieux, cela fait r&#234;ver (...) L'Occident est alors un monde primitif. (...) Car ces bons chr&#233;tiens de crois&#233;s se sont comport&#233;s comme des sauvages sanguinaires, qui pillaient, violaient, massacraient. (...) Rien de tel avec les crois&#233;s. Il leur est m&#234;me arriv&#233; de pratiquer l'anthropophagie...Quand les habitants d'une ville du nord de la Syrie (Maara) se rendent, les crois&#233;s les exterminent tous ; press&#233;s par la famine, ils font cuire les corps des hommes et des enfants. Les auteurs latins en parlent tr&#232;s explicitement. &#187; (1)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel est le bilan de la derni&#232;re croisade de messire Bush ? La guerre d'Irak, op&#233;ration Iraqi Freedom a d&#233;but&#233; le 20 mars 2003 avec l'invasion de l'Irak. Les raisons invoqu&#233;es officiellement &#233;taient : la &#171; lutte contre le terrorisme &#187;, &#233;tat soutenant Al Qa&#238;da, l'&#233;limination des armes de destruction massive qu'&#233;tait cens&#233; d&#233;tenir l'Irak. Ces accusations ont depuis &#233;t&#233; d&#233;montr&#233;es comme non fond&#233;es. Certains observateurs parlent de raisons, officieuses : les liens entre les n&#233;o-conservateurs au pouvoir &#224; Washington et des entreprises d'exploitation p&#233;troli&#232;re, notamment le Groupe Carlyle, Enron, Halliburton Energy Services et Unocal. Apr&#232;s seulement 19 jours de d&#233;placement et au prix de quelques combats (depuis le d&#233;part du Kowe&#239;t), l'arm&#233;e am&#233;ricaine a bouscul&#233; facilement les unit&#233;s de la Garde r&#233;publicaine Apr&#232;s leur victoire, les troupes de la coalition ont cherch&#233; &#224; &#171; pacifier l'Irak &#187;. N&#233;anmoins, la population est massivement hostile aux troupes de la coalition et des conflits surviennent. En outre, la majorit&#233; des villes se trouvent dans une situation difficile : pillages, affrontements, r&#232;glements de compte... Selon J. Stieglitz, le co&#251;t global de la guerre en Irak serait de 3000 milliards de dollars. Le 15 septembre 2004, l'arm&#233;e am&#233;ricaine rel&#226;che 275 d&#233;tenus de la prison d'Abou Ghraib avec toute l'horreur attach&#233;e &#224; la perversion d'un c&#244;t&#233; et aux souffrances de l'autre. En Janvier 2007, en pleine f&#234;te de l'A&#239;d el Adha, Saddam Hussein a fait preuve d'un rare courage lors de sa pendaison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En octobre 2006, la revue m&#233;dicale The Lancet estimait le nombre de d&#233;c&#232;s irakiens imputables &#224; la guerre &#224; 655.000. L'institut Opinion research business a estim&#233; &#224; plus de 1.000.000 le nombre de victimes irakiennes entre mars 2003 et ao&#251;t 2007. La guerre a provoqu&#233; l'exode d'au moins deux millions d'Irakiens. Ceci sans parler des d&#233;g&#226;ts occasionn&#233;es par le programme p&#233;trole contre nourriture : plus de 500.000 enfants seraient morts de maladie et de malnutrition. Les dommages aux infrastructures civiles sont immenses : les services de sant&#233; sont pill&#233;s. Il y a eu une d&#233;t&#233;rioration des canalisations d'eau et la d&#233;gradation des bassins hydrographiques du Tigre, de l'Euphrate. Il y a de plus, augmentation de l'ins&#233;curit&#233; g&#233;n&#233;rale (pillages, incendies et prises d'otage), suite &#224; la d&#233;sorganisation totale des diff&#233;rents services publics tels que les forces de l'ordre. De nombreux centres historiques ont &#233;t&#233; d&#233;truits par les bombardements am&#233;ricains, les combats et les pillages. Le Mus&#233;e national d'Irak a &#233;t&#233; pill&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Que reste-t-il de l'Irak ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En novembre 2008, les gouvernements irakien et am&#233;ricain ont sign&#233; un pacte bilat&#233;ral incluant le Status of forces agreement (Sofa) qui fixe &#224; la fin 2011 le terme de la pr&#233;sence militaire des &#201;tats-Unis. Les Am&#233;ricains avec la satisfaction du devoir bien fait, notamment par une mainmise sur les ressources p&#233;troli&#232;res par multinationales am&#233;ricaines interpos&#233;es, rentrent au pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; L'Irak, &#233;crit Aymeric Janier, est menac&#233; par les violences confessionnelles depuis que les &#171; Fils de l'Irak &#187;, des milices sunnites enr&#244;l&#233;es par les &#201;tats-Unis pour lutter contre Al Qa&#238;da, ont commenc&#233; &#224; rejoindre l'insurrection. (...) Richard Haass, pr&#233;sident du US Council on Foreign Relations, d&#233;clare : &#171; Il est &#233;vident qu'il y a encore de multiples lignes de fracture dans la soci&#233;t&#233;. A mon avis, l'Irak et les &#201;tats-Unis vont devoir ajuster les calendriers et laisser une force r&#233;siduelle de dizaines de milliers d'hommes au-del&#224; de 2011. &#187; Les &#201;tats-Unis versaient une solde &#224; pr&#232;s de 100.000 &#171; Fils de l'Irak &#187; pour s'assurer de leur participation &#224; la politique de &#171; surge &#187;, mais a transf&#233;r&#233; la responsabilit&#233; de ces hommes au gouvernement irakien ces derniers mois. Depuis lors, les soldes se sont &#233;vapor&#233;es. Seuls les 5000 membres du R&#233;veil de l'Irak ont &#233;t&#233; employ&#233;s par les forces de s&#233;curit&#233; irakiennes. Pour le colonel Andrew Bacevich, un historien militaire, les forces de s&#233;curit&#233; irakiennes ne sont pas encore pr&#234;tes &#224; assumer le contr&#244;le. Les Am&#233;ricains, &#233;crit Aymeric Janier, partent ! &#187; (2)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; Baghdad savoure sa victoire ! Le pr&#233;sident Barack Obama a vu mardi une &#233;tape &#171; importante &#187; dans le retrait des soldats am&#233;ricains des villes irakiennes, mais a pr&#233;venu : &#171; Ne vous y trompez pas, il y aura encore des jours difficiles. Nous savons que la violence va se poursuivre en Irak, nous l'avons vu dans l'attentat inepte qui s'est produit aujourd'hui &#224; Kirkouk. &#187; Le Los Angeles Times, lui aussi, doute des v&#233;ritables desseins d'Al Maliki : &#171; A-t-il l'intention de b&#226;tir un &#233;tat autoritaire ? (...) L'Irak peut plonger dans la guerre civile, ou Maliki (ou un autre) peut s'arranger pour imposer une poigne de fer &#187;. (2)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En fait, la situation est plus que jamais dangereuse. L'Irak est un pays profond&#233;ment meurtri. Les haines s&#233;culaires interconfessionnelles et tribales ma&#238;tris&#233;es du temps de Saddam Hussein ont &#233;t&#233; boost&#233;es par les Etats-Unis. Appliquant la politique du &#171; diviser pour r&#233;gner &#187;, les Am&#233;ricains enlis&#233;s en Irak, s'allient alternativement aux chiites contre les sunnites et inversement. La guerre civile larv&#233;e entre chiites et sunnites, qui a ensanglant&#233; l'Irak apr&#232;s la destruction de la mosqu&#233;e de Samarra, a &#233;t&#233; gel&#233;e par la nouvelle strat&#233;gie anti-insurrectionnelle mise en oeuvre par le g&#233;n&#233;ral Petraeus en 2007, avec le renforcement, ou &#171; surge &#187;, du corps exp&#233;ditionnaire d&#233;cid&#233; par George Bush en 2007. Les Am&#233;ricains avaient alors pris sous leur aile et financ&#233; les milices de combattants sunnites, s'en faisant des alli&#233;s dans la lutte contre les jihadistes, tout en les prot&#233;geant contre les incursions des paramilitaires chiites, mettant fin ainsi au cycle des repr&#233;sailles. (...) (3)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour conjurer les attentats &#224; l'explosif, les Irakiens ont cru se doter de la parade en achetant des d&#233;tecteurs d'explosifs. Une soci&#233;t&#233; britannique a vendu en Irak des milliers de &#171; d&#233;tecteurs de bombes &#187; dont le seul et unique dispositif &#171; &#233;lectronique &#187; &#233;tait une &#233;tiquette antivol du type de celles utilis&#233;es dans le commerce de d&#233;tail. Plusieurs attentats sanglants ont frapp&#233; Baghdad, dont les forces de s&#233;curit&#233; &#233;taient confiantes dans le fonctionnement du d&#233;tecteur. (...) Le gouvernement irakien a d&#233;pens&#233; 85 millions de dollars pour acqu&#233;rir des d&#233;tecteurs ADE-651 dont on peut supposer que l'inefficacit&#233; soit pour partie responsable dans des attaques &#224; la bombe qui ont tu&#233; des centaines de personnes. Sidney Alford, l'un des principaux experts en explosifs, qui conseille l'arm&#233;e, a d&#233;clar&#233; &#224; Newsnight que la vente de l'ADE-651 &#233;tait &#171; absolument immorale &#187; (4)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est presque devenu une habitude. En Irak, chaque &#233;tape du calendrier de retrait des troupes am&#233;ricaines est marqu&#233;e par de violents attentats. Le 30 juin dernier, alors que les forces irakiennes reprenaient officiellement le contr&#244;le des villes, au moins 26 personnes ont &#233;t&#233; tu&#233;es dans un attentat &#224; la voiture pi&#233;g&#233;e &#224; Kirkouk. Les Etats-Unis, eux, craignent que cela ne ravive les tensions ethniques dans le pays. Washington cherche, notamment &#224; &#233;viter que la minorit&#233; sunnite soit marginalis&#233;e du processus politique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; Le 4 mars 2010, &#233;crit Chaker Al-Anbari, le vote anticip&#233; a commenc&#233; pour les militaires, les membres des forces de s&#233;curit&#233;, les personnes hospitalis&#233;es et les d&#233;tenus. (...) Mes amis et mes proches ne m'ont parl&#233; que de la campagne. (..) Les orientations id&#233;ologiques et confessionnelles, le langage et la terminologie distinguent la droite de la gauche, les nationalistes arabes des religieux. C'est une sorte d'inventaire que la soci&#233;t&#233; fait d'elle-m&#234;me, apr&#232;s une longue p&#233;riode de d&#233;ni et de d'hypocrisie. (...) Quelque chose d'in&#233;dit est en train de se passer. Avant, pendant ou apr&#232;s ce jour-l&#224;, quelque chose se produira. Tout le monde en est convaincu. &quot;On verra ce qui se passera apr&#232;s les &#233;lections.&quot; Les Irakiens veulent un bouleversement. (...) On se range sous la banni&#232;re de l'homme fort, honn&#234;te, sinc&#232;re, probe, pr&#233;occup&#233; uniquement du bien public &#187;. (5)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pascal Rich&#233; r&#233;sume assez bien les enjeux du scrutin. Il &#233;crit :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; &#171; Malgr&#233; les pr&#233;cautions prises et la mise en place d'observateurs, le scrutin est menac&#233; de fraudes. Sa l&#233;gitimit&#233; a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; une premi&#232;re fois mise en question, en f&#233;vrier, lorsque quelque 500 candidatures ont &#233;t&#233; rejet&#233;es par la commission de &quot;d&#233;baasification&quot;, pr&#233;sid&#233;e par le chiite Ahmed Chalabi, Pour calmer le jeu, le Premier ministre Nouri al Maliki a annonc&#233; qu'il allait r&#233;int&#233;grer dans les forces arm&#233;es 20.000 officiers de l'&#232;re Saddam Hussein. (...) De nombreuses listes ont &#233;t&#233; compos&#233;es en ce sens, m&#234;lant chiites et sunnites. Environ 19 millions d'&#233;lecteurs sont appel&#233;s aux urnes pour &#233;lire 325 d&#233;put&#233;s, qui d&#233;signeront ensuite le Premier ministre. Au total, on compte pr&#232;s de 6000 candidats. Une Haute commission &#233;lectorale ind&#233;pendante (Ihec) supervise le bon d&#233;roulement du scrutin &#187;. (6)&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Le paysage politique est atomis&#233;. Aucun parti n'est en mesure d'emporter une majorit&#233; &#224; lui seul. Le gouvernement, qui sera d&#233;sign&#233; par le prochain Parlement, sera le fruit d'un &#233;quilibre, l'&#233;manation d'une coalition. Les principales coalitions en campagne sont : l'Etat de droit. C'est une coalition men&#233;e par le Premier ministre (chiite) Nouri al Maliki, 60 ans, chef du parti religieux Dawa, cr&#233;&#233; en 1957. L'Alliance nationale irakienne (ANI). C'est la coalition chiite h&#233;t&#233;roclite qui s'oppose &#224; al Maliki. Elle inclut des partisans de l'imam radical Muqtada al Sadr et de l'ancien Premier ministre Ibrahim al Jaafari. On compte aussi dans ce camp Ahmed Chalabi. Les Chiites repr&#233;sentent 60% de la population irakienne. Le Mouvement irakien nationaliste (al-Iraqiyya), de l'ancien Premier ministre (sunnite) Ayad Allawi (64 ans). Au Kurdistan, les deux anciens fr&#232;res ennemis, PDK et UPK, ont pr&#233;sent&#233; des listes communes comme en 2005. (..) L'Iran, de son c&#244;t&#233;, r&#234;ve de faire de l'Irak son alli&#233; dans la r&#233;gion en installant un gouvernement chiite ami au pouvoir. (...) Une fois que les r&#233;sultats seront valid&#233;s, des tractations s'engageront pour former une nouvelle coalition de gouvernement : une p&#233;riode propice &#224; toutes les pressions et violences. Selon les responsables am&#233;ricains, le processus pourrait prendre &#171; des mois &#187;. (6)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'ombre de l'Iran&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quid de l'Iran dont on dit qu'il place ses pions ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les n&#233;oconservateurs, &#233;crit Robert Dreyfus, du Times, qui souhaitaient transformer le Moyen-Orient, ont r&#233;ussi au-del&#224; de leurs attentes, mais le r&#233;sultat diff&#232;re sensiblement de leurs pr&#233;visions. Loin d'avoir gagn&#233; un alli&#233; d&#233;vou&#233; et une place forte au coeur de la r&#233;gion, ils ont au contraire renforc&#233; T&#233;h&#233;ran. Derni&#232;re preuve en date de cette influence, c'est Ahmed Chalabi, l'exil&#233; irakien favori des faucons de Washington en 2003 et dont le r&#244;le d'agent d'influence au service de T&#233;h&#233;ran est d&#233;sormais indubitable, qui a &#233;pur&#233; la liste des candidats aux prochaines &#233;lections de 500 hommes politiques sunnites. Sept ans apr&#232;s l'invasion am&#233;ricaine, l'Iran a la haute main sur le pays gr&#226;ce &#224; ses alliances avec un r&#233;seau de politiques chiites. T&#233;h&#233;ran ne renoncera pas ais&#233;ment &#224; cet atout majeur dans le conflit qui l'oppose &#224; l'Occident sur le dossier nucl&#233;aire &#187;. (7)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est un fait, rien ne peut se faire sans l'Iran et curieusement les Etats-Unis comptent sur l'Iran. Ni la pacification de l'Irak, ni l'apaisement de l'Afghanistan, ni le rapprochement entre Isra&#233;liens et Palestiniens ne pourront se faire sans une intervention de l'Iran, puissance incontournable. Mais, si l'Am&#233;rique lui accorde une place, le pays peut mod&#233;rer son imp&#233;tuosit&#233; r&#233;volutionnaire et l'aider sur de multiples fronts. Voil&#224; qui changerait la donne, d'une mani&#232;re aussi radicale que le rapprochement sino-am&#233;ricain a boulevers&#233; le monde en 1972. Nul doute, cependant que la stabilit&#233; n'est pas pour demain &#224; moins que les &#171; interf&#233;rences &#187; cessent et que les Irakiens trouvent en eux la force n&#233;cessaire pour aller vers l'unit&#233; seule issue pour ramener la paix &#224; ce peuple qui pourra alors, renouer avec la sagesse de &#171; Dar El Hikma &#187; de Haroun Ar Rachid il y a de cela 1 200 ans.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;1. Georges Tate : &#171; Les crois&#233;s pillaient, violaient, massacraient... &#187; : L'Express du 20/02/2003&lt;/p&gt; &lt;p&gt;2. Aymeric Janier, Irak, un avenir s&#233;curitaire et politique en pointill&#233;s. Le Monde.fr 30.06.09&lt;/p&gt; &lt;p&gt;3. Ali Rifat, Hala Jaber, Sarah Baxter, Irak : les causes de la nouvelle flamb&#233;e de violence. The Times 7 mai 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;4. Caroline Hawley et Meirion Jones. BBC Newsnight, 22 janvier 2009&lt;/p&gt; &lt;p&gt;5. Chaker Al-Anbari : La population r&#234;ve de grands lendemains Al-Mustaqbal 04.03.2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;6. Pascal Rich&#233; : Les &#233;lections irakiennes pour les nuls. Rue 89 06/03/2010&lt;/p&gt; &lt;p&gt;7. Robert Dreyfuss : L'Irak, atout iranien The Nation, 18 f&#233;vrier 2010&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Bienvenue &#224; l'&#232;re post n&#233;olib&#233;rale</title>
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		<dc:creator>Pierre BEAUDET</dc:creator>


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		<description>La derni&#232;re entourloupette budg&#233;taire du gouvernement Harper a probablement r&#233;ussi &#224; tromper l'opinion encore une fois. Tout le monde voulait entendre que la situation n'&#233;tait pas si pire et qu'on en pourrait s'en sortir, avec un peu d'efforts et un peu de chance ! Nos m&#233;dias berlusconis&#233;s l'ont dit sur tous les tons, &#171; il faut se serrer la ceinture, mais pas trop &#187;. M&#234;me l'opposition, au-del&#224; de ses critiques de circonstances, se r&#233;signe &#224; la chose. En r&#233;alit&#233;, le Canada, comme les autres pays (...)

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/blogues/pierre-beaudet/" rel="directory"&gt;Pierre Beaudet&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/canada" rel="tag"&gt;Canada&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/quebec" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/capitalisme" rel="tag"&gt;capitalisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La derni&#232;re entourloupette budg&#233;taire du gouvernement Harper a probablement r&#233;ussi &#224; tromper l'opinion encore une fois. Tout le monde voulait entendre que la situation n'&#233;tait pas si pire et qu'on en pourrait s'en sortir, avec un peu d'efforts et un peu de chance ! Nos m&#233;dias berlusconis&#233;s l'ont dit sur tous les tons, &#171; il faut se serrer la ceinture, mais pas trop &#187;. M&#234;me l'opposition, au-del&#224; de ses critiques de circonstances, se r&#233;signe &#224; la chose. En r&#233;alit&#233;, le Canada, comme les autres pays capitalistes, reste profond&#233;ment enfonc&#233; dans une crise structurelle, qui va bien au-del&#224; des turbulences que l'on constate &#224; tous les jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le trou noir&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis l'explosion de la derni&#232;re bulle financi&#232;re &#224; l'automne 2008, les dominants ont essentiellement pouss&#233; les probl&#232;mes vers l'avant. Les milliards de cr&#233;dits et pr&#234;ts consentis aux responsables du crash (les institutions financi&#232;res) seront port&#233;s dans un avenir pas si lointain par les m&#234;mes personnes qui subissent d&#233;j&#224; les impacts de la crise, via les pertes d'emplois, les saisies, les baisses de revenus de toutes sortes. Aux &#201;tats-Unis, dans l'&#233;picentre de la crise si on peut dire, plus de 17% des salari&#233;-es sont sans emploi pr&#233;sentement. Et c'est sans compter les deux millions d'adultes masculins qui sont en prison et les deux autres millions qui sont dans les forces arm&#233;es. En tout et pour tout, on peut calculer que plus de 25% des gens sont pr&#233;sentement en dehors du &#171; march&#233; du travail &#187;. Plus du tiers des capacit&#233;s productives du pays est suspendu. Selon le FMI, la valeur des actifs a perdu 55 000 milliards de dollars, ce qui &#233;quivaut &#224; environ un an de production de biens et de services. Toujours selon le FMI, ces pertes pourraient atteindre 400 000 milliards d'ici une reprise &#171; r&#233;elle &#187;. Au Canada, ces pertes provoquent une chute sans pr&#233;c&#233;dent (depuis 1929) de l'industrie manufacturi&#232;re (500 000 emplois perdus dont &#224; peine 150 000 ont &#233;t&#233; &#171; r&#233;cup&#233;r&#233;s)) et une forte contraction dans les autres secteurs de l'&#233;conomie, sauf dans le secteur &#233;nerg&#233;tique et dans le secteur financier. Compte tenu de l'incroyable int&#233;gration de l'&#233;conomie canadienne &#224; celle des &#201;tats-Unis (cons&#233;quence du funeste accord de libre &#233;change), cela indique que cette d&#233;perdition va continuer. Et dire que le gouvernement Harper a le front de nous dire que la situation sera r&#233;tablie d'ici 2014.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fin d'&#233;poque&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette crise, cela a &#233;t&#233; dit auparavant, r&#233;sulte de divers processus convergents. &#192; une &#233;chelle globale ou historique, l'accumulation du capital s'effondre cycliquement sous le poids de la comp&#233;tition inter-capitaliste et des luttes sociales. Dans le contexte du capitalisme actuel, &#171; r&#233;ellement existant &#187;, la restructuration des 20 derni&#232;res ann&#233;es, qu'on conna&#238;t sous le label du n&#233;olib&#233;ralisme, et qui avait permis une relance de l'accumulation, a plafonn&#233; au milieu des ann&#233;es 1990, pour finalement implos&#233; 10 ans plus tard. L'essor, le d&#233;clin, puis le crash du n&#233;olib&#233;ralisme reste &#224; mieux comprendre. Certes, la financiarisation qui a caract&#233;ris&#233; la tendance au niveau &#233;conomique ne pouvait qu'arriver &#224; une impasse. L'&#233;conomie dite &#171; casino &#187;, bas&#233;e sur une sp&#233;culation d&#233;brid&#233;e et le pillage des actifs productifs un peu partout dans le monde &#233;tait justement un vaste pari o&#249; comme dans les machines &#224; sous, on finit toujours par perdre. De ce fait, les assauts contre les conditions de vie et de travail, via les r&#233;ductions de salaires et de revenus et la n&#233;gligence des infrastructures devaient eux-aussi atteindre un seuil, au-del&#224; duquel se produit une dislocation sociale non seulement chaotique, mais dangereuse et co&#251;teuse. En bref, les &#171; solutions &#187; que le n&#233;olib&#233;ralisme avait apport&#233;es &#224; la crise du capitalisme des ann&#233;es 1970, lib&#233;ralisation financi&#232;re, d&#233;localisation des entreprises, assauts contre les salaires, etc. sont plus ou moins &#233;puis&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Modes de gestion en p&#233;ril&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#192; cela, il faut ajouter les transformations induites dans le monde de la culture et des id&#233;es, autour des &#171; valeurs &#187; de l'individualisme possessif et de l'ultra consum&#233;risme. Tout cela conduit &#224; de s&#233;rieuses impasses, que manifeste la mont&#233;e des tensions sociales, ethniques, religieuses, et que les affrontements dits &#171; culturels &#187; qui se multiplient au Qu&#233;bec sont les sympt&#244;mes. Les principes de citoyennet&#233;, d'inclusion, de &#171; partage &#233;quitable &#187; des ressources et de la protection sociale, h&#233;rit&#233;es du capitalisme keyn&#233;sien, ont &#233;t&#233; mis de c&#244;t&#233;. C'est l'id&#233;ologie du &#171; tout le monde contre tout le monde &#187; o&#249; il n'existe plus de v&#233;ritables r&#232;gles du jeu &#224; part celles de s'enrichir au plus vite, aux d&#233;pens des autres, et quelque soient les cons&#233;quences. Le &#171; capitaliste de choc &#187; d'aujourd'hui est un banquier de Wall Street, totalement d&#233;connect&#233; du monde r&#233;el de la production et dont les d&#233;cisions, prises &#224; des milliers de kilom&#232;tres des lieux o&#249; les gens travaillent, aboutissent &#224; la marginalisation de millions de personnes. &#192; c&#244;t&#233; de cette culture de la lutte des classes au profit des dominants, on assiste &#224; une v&#233;ritable refonte des institutions politiques autour de cercles de pouvoir opaques, technocratiques, anti-d&#233;mocratiques (voire antiparlementaires). Ces nouvelles &#233;lites qui ne sont imputables qu'&#224; elles-m&#234;mes manipulent les registres des gouvernements, des &#201;tats, des m&#233;dias et ridiculisent l'exercice traditionnel de la d&#233;mocratie bourgeoise. Pas surprenant donc qu'on voit &#233;merger un peu partout de v&#233;ritables voyoucraties qui volent, qui mentent, qui bafouent leurs propres r&#232;gles. Le probl&#232;me de la &#171; corruption &#187; atteint des sommets in&#233;gal&#233;s. Les pratiques de pr&#233;dation qu'on constate &#224; Qu&#233;bec et &#224; Ottawa, occultes ou r&#233;v&#233;l&#233;es, font p&#226;lir d'envie les dictateurs d'op&#233;rette qui essaiment dans le reste du monde.
L'impasse du social-lib&#233;ralisme&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fait &#224; noter, cette lente d&#233;gringolade du capitalisme, tout au long des ann&#233;es 1980-90, a &#233;t&#233; &#171; g&#233;r&#233;e &#187;, en bonne partie du moins, par des forces se r&#233;clamant du centre-gauche, voire de la social-d&#233;mocratie. Arriv&#233;es au pouvoir sur des programmes plus ou moins r&#233;formistes, ces &#233;lites repr&#233;sentant les couches ascendantes de la petite bourgeoisie ont bien vu que leurs int&#233;r&#234;ts &#233;taient de se ranger aux imp&#233;ratifs du moment. Elles ont plus ou moins toutes capitul&#233; en int&#233;grant les politiques n&#233;olib&#233;rales, quitte &#224; vouloir &#171; humaniser &#187; certaines de leurs composantes. De tout cela, la social-d&#233;mocratie et le populisme sont sortis passablement discr&#233;dit&#233;s, aplatis. Plus encore, c'est l'ensemble du syst&#232;me politique qui perd sa valeur aux yeux des gens. En effet, qu'est-ce que la d&#233;mocratie veut dire si les &#171; options &#187; qui sont offertes par les divers partis aboutissent, &#224; peu de choses de pr&#232;s, au m&#234;me r&#233;sultat ? Aussi on constate toutes sortes de ph&#233;nom&#232;nes &#171; n&#233;gatifs &#187; (abstentionnisme, criminalit&#233; et corruption) et &#171; positifs &#187; (la col&#232;re populaire, ou comme disent les Argentins, &#171; que se vayan todos &#187;, qu'ils partent tous !). Pire encore (de leur point de vue), ces d&#233;rives aboutissent &#224; de cuisantes d&#233;faites, comme on l'a constat&#233; avec le PQ depuis plusieurs ann&#233;es maintenant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le n&#233;ocapitalisme&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bref, la crise est l&#224; pour rester. Mais contrairement &#224; une id&#233;e bien ancr&#233;e &#224; gauche, cela ne veut pas dire que le capitalisme va s'effondrer. Ni que les forces socialistes vont profiter de cette d&#233;cadence. &#192; un premier niveau, le capitalisme est d&#233;j&#224; en train de se r&#233;organiser au-del&#224; de la crise et dans un certains sens, au-del&#224; du n&#233;olib&#233;ralisme. Les institutions financi&#232;res, notamment, se portent bien, et peuvent vivre confortablement avec une situation o&#249; 20% et plus de la population est sans emploi pendant que la grande majorit&#233; des classes populaires et moyennes vont stagner et m&#234;me perdre. Cette &#171; croissance sans emploi &#187; est le mod&#232;le actuellement promis par le gouvernement Harper. En r&#233;alit&#233;, la manipulation des flux financiers par les grandes institutions capitalistes s'accro&#238;t sans cesse, en partie par l'&#233;mergence d'autres p&#244;les capitalistes dans le monde (la Chine par exemple). Il y a aussi d'autres segments de l'&#233;conomie qui peuvent ici et l&#224; repr&#233;senter de nouveaux gisements d'accumulation, dans l'&#233;nergie (l'&#232;re post-p&#233;trole), la haute technologie, les armements, sans compter la privatisation attendue et annonc&#233;e de la sant&#233;, de l'&#233;ducation, etc. D'autre part, il y a une r&#233;organisation structurelle qui se produit par l'extension continue des nouvelles gestions du travail, via les technologies de l'information, qui d&#233;localisent, disloquent, &#233;parpillent la &#171; force de travail &#187;, la rendant encore plus corv&#233;able et vuln&#233;rable. Entre-temps, le capitalisme mondial peut tr&#232;s bien s'accommoder du fait que quelques centaines de millions de &#171; consommateurs &#187; des pays riches vont devoir ralentir leurs app&#233;tits alors que dans le sud, les &#171; nouveaux riches &#187; de l'&#233;lite et des couches moyennes sup&#233;rieures vont prendre le relais. Ce n'est pas une solution magique, mais cela peut fonctionner, &#224; moins que les structures du pouvoir ne soient trop affaiblies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Gestion muscl&#233;e&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Entre alors en sc&#232;ne la restructuration des &#201;tats. Ce n'est pas une question essentiellement de bonne ou de mauvaise volont&#233; ou de bons/mauvais gouvernants. En bref, la gestion post-n&#233;olib&#233;rale doit &#234;tre bas&#233;e sur la coercition et la r&#233;pression, ce qui &#224; rebours repose sur une sorte de terrorisme moral et culturel qu'on veut imposer &#224; toute la plan&#232;te (la peur du &#171; danger &#187; terroriste, &#171; arabo-musulman &#187;, immigrant et r&#233;fugi&#233;). De mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, l'&#233;chiquier politique vire &#224; droite. L'ancienne droite devient agressive, vulgaire, se r&#233;appropriant les anciennes th&#233;matiques de l'extr&#234;me-droite. Le &#171; centre &#187; se disloque, devient quasiment identique &#224; la droite, comme on le voit au Qu&#233;bec entre le PQ et le PLQ. Dans ce contexte, la gestion politique devient sous plusieurs formes une sorte d'&#233;tat d'urgence permanent que marquent des &#171; &#233;v&#232;nements &#187; publics et m&#233;diatiques (les jeux olympiques, le prochain sommet du G8). La dissidence est sous &#233;troite surveillance, voire confin&#233;e et criminalis&#233;e sous un nouvel arsenal juridique ultra-r&#233;pressif. Comme &#171; compensation &#187;, on offre aux domin&#233;s des strapontins de &#171; consultation &#187;. On peut aussi, comme le pensent les strat&#232;ges du social-lib&#233;ralisme (l'ancienne social-d&#233;mocratie), &#171; offrir &#187; aux &#171; pauvres &#187; la gestion de leur pauvret&#233;, via une &#171; &#233;conomie sociale &#187; g&#233;r&#233;e par en haut et administr&#233;e par en bas, &#224; rabais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Contradictions &#224; g&#233;om&#233;trie variable&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout cela est encore en train d'&#233;merger, donc comporte une grande part d'h&#233;sitations, d'ambig&#252;it&#233;s, voire de contradictions. Ce n'est pas un monde &#171; lisse &#187;. Par exemple, l'accumulation du capital ne se produit pas dans un monde abstrait, d&#233;sincarn&#233;. Elle repose sur des puissances, ou des r&#233;seaux de puissance, qui s'affrontent constamment, qui cherchent &#224; se ravir la premi&#232;re place. Dans notre monde, la &#171; triade &#187;, sorte d'alliance hybride entre l'Am&#233;rique du Nord, l'Union europ&#233;enne et le Japon, est contest&#233;e par les puissances &#171; &#233;mergentes &#187;, qui restent certes tr&#232;s loin derri&#232;re sur les plans &#233;conomiques, technologiques et surtout militaires, mais qui montent. D'o&#249; une tension croissante, qui m&#232;ne en droite ligne &#224; la strat&#233;gie &#233;tats-unienne de la &#171; guerre sans fin &#187;. De l&#224; &#224; penser que l'humanit&#233; entre pr&#233;sentement dans un nouveau cycle de guerres mondiales (comme durant le &#171; long &#187; vingti&#232;me si&#232;cle), cela est un peu pr&#233;matur&#233;. Mais les effets de cette nouvelle polarisation se font d&#233;j&#224; sentir. Le surinvestissement militaire, y compris au Canada, repr&#233;sente &#224; la fois un lourd fardeau et une &#171; opportunit&#233; &#187; qu'il faut g&#233;rer et qui s'ajoute &#224; la panoplie des armes des puissants pour r&#233;primer, terroriser, briser les dissidences et les r&#233;sistances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le retour des mouvements&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La lutte sociale est toujours un facteur important dans l'&#233;quation et quelques-fois, elle devient le facteur d&#233;terminant. Les domin&#233;s vont-ils accepter de courber l'&#233;chine ? De c&#233;der &#224; la pression des puissants ? D'avoir peur des &#171; barbares &#187; et de glisser dans le racisme et l'ethno-nationalisme ? Cela ne serait pas la premi&#232;re fois dans l'histoire, malheureusement. Mais il y a un autre &#171; possible &#187;. Effectivement en Am&#233;rique du Sud, les domin&#233;s ont d&#233;jou&#233; les dominants depuis une dizaine d'ann&#233;es. Ils l'ont fait en exprimant leur pouvoir de blocage, leur identit&#233; rebelle, par des actions de masse, envahissant l'espace public. Ils l'ont fait en &#233;vitant les pi&#232;ges habituels de la &#171; confrontation pour la confrontation &#187; et du substituisme, en construisant de nouvelles alliances, de nouvelles identit&#233;s. Devant cette mont&#233;e, les &#233;lites ont subi de dures d&#233;faites. Est-ce un mouvement &#171; irr&#233;versible &#187; ? Bien s&#251;r que non. Toutes les r&#233;gressions sont possibles, d'autant plus que les dominants eux-aussi se r&#233;organisent, m&#232;nent la &#171; guerre de position &#187;, essaient de renverser les gouvernements progressistes, par le vote (si on peut), par la force (s'il le faut), comme on vient de le voir au Honduras.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sortir du pi&#232;ge&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Que faire ? Il faudra s'endurcir, car la marche va &#234;tre longue. D&#233;j&#224;, des forces s'accumulent pour faire face &#224; l'assaut qui s'en vient contre le secteur public, et qui est d&#233;j&#224; largement entam&#233; par le &#171; grignotage &#187; entretenu depuis plusieurs ann&#233;es par nos &#233;lites. Mais il est probable que le pire reste &#224; venir, surtout si Harper r&#233;ussit son tour de force en constituant un gouvernement majoritaire. &#192; moins que son copain Ignatieff ne lui ravisse le pouvoir, essentiellement pour faire la m&#234;me chose que lui, en adoucissant peut-&#234;tre quelques coins ronds. On ne peut attendre rien de moins des larbins du PLQ &#224; Qu&#233;bec, ni du PQ et de ses copains &#171; lucides &#187;. Qu'est-ce que cela veut dire ? Il y a un consensus des dominants en ce moment, au-del&#224; de leurs petites &#171; diff&#233;rences &#187; et ce consensus veut dire simplement faire la guerre aux classes moyennes et populaires. On aura beau faire la promotion du &#171; dialogue &#187;, du &#171; partenariat &#187;, de la &#171; mod&#233;ration &#187;, comme le fait si bien l'Institut du nouveau monde, il faut constater les faits. La r&#233;ponse, il n'y en a pas 56 000, c'est la lutte. &#192; plusieurs reprises depuis quelques ann&#233;es, ce pouvoir de blocage a &#233;t&#233; exerc&#233; par les masses. Par exemple, peu apr&#232;s l'investiture de Charest &#224; Qu&#233;bec en 2003, le mouvement syndical, appuy&#233; par la population, a montr&#233; ses dents. En 2005, les &#233;tudiants ont r&#233;ussi &#224; d&#233;jouer l'adversaire. Contrairement &#224; ce que r&#233;pandent les m&#233;dias berlusconis&#233;s, les gens ne sont pas dupes. Ils savent que les &#171; prescriptions &#187; des &#233;lites de sabrer dans le secteur public et de couper les imp&#244;ts des riches se font contre eux. Il y a un attachement tr&#232;s fort aux valeurs en partie h&#233;rit&#233;es de la r&#233;volution-pas-si-tranquille qu'on a des droits, et que ces droits incluent l'acc&#232;s &#224; la sant&#233;, l'&#233;ducation, l'emploi. Il faut se souvenir de cela en organisant la r&#233;sistance. Deuxi&#232;mement, il faut relancer la &#171; guerre de position &#187; au niveau politique. La &#171; br&#232;che &#187; cr&#233;&#233;e par l'&#233;lection d'Amir Khadir doit &#234;tre &#233;largie. Pas parce que nous pensons que nous changerons le monde en faisant &#233;lire 2 ou 4 d&#233;put&#233;s de Qu&#233;bec solidaire. Mais parce que nous avons besoin d'un porte-parole de nos luttes au niveau parlementaire et m&#233;diatique. Ce n'est pas Amir Khadir qui va gagner pour nous, c'est nous qui allons gagner pour lui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Artistes Anti Apartheid XII</title>
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		<dc:subject>Boycott</dc:subject>

		<description>C'est le douzi&#232;me concert d'Artistes Contre l'Apartheid r&#233;alis&#233; dans le cadre de la campagne internationale pour le Boycott, D&#233;sinvestissement et Sanctions contre l'apartheid isra&#233;lien et qui co&#239;ncide avec le lancement de l'album pour la po&#232;te palestinien Rafeef Ziadah Jeudi, 18 mars 20h00 8 $ en avance | 10 $ &#224; la porte Sala Rossa La 4848 st. Laurent Montr&#233;al, Qu&#233;bec * Rafeef Ziadah Rafeef Ziadah est une po&#232;te palestinienne qui, gr&#226;ce au support du Conseil des Arts de l'Ontario, a sorti son premier (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est le douzi&#232;me concert d'Artistes Contre l'Apartheid r&#233;alis&#233; dans le cadre de la campagne internationale pour le Boycott, D&#233;sinvestissement et Sanctions contre l'apartheid isra&#233;lien et qui co&#239;ncide avec le lancement de l'album pour la po&#232;te palestinien Rafeef Ziadah&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;Jeudi, 18 mars 20h00
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Sala Rossa La 4848 st. Laurent
Montr&#233;al, Qu&#233;bec&lt;/p&gt; &lt;hr class=&quot;spip&quot; /&gt;
&lt;p&gt;* Rafeef Ziadah&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rafeef Ziadah est une po&#232;te palestinienne qui, gr&#226;ce au support du Conseil des Arts de l'Ontario, a sorti son premier album Hadeel en 2009. Les repr&#233;sentations de Rafeef Ziadah sont enracin&#233;es dans la lutte palestinienne pour la libert&#233; et joue un r&#244;le cl&#233; dans la lutte pour la justice sociale dans le monde entier. Parall&#232;lement &#224; son travail d'artiste, Ziadah est activement impliqu&#233;e dans la Coalition Contre l'Apartheid isra&#233;lien (CAIA) &#224; Toronto et aussi dans le Festival du Film Palestinien de Toronto. &lt;a href='http://www.rafeefziadah.ca/' class='spip_out'&gt;http://www.rafeefziadah.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* Kaie Kellough&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Kaie Kellough est un auteur, &#233;diteur, &#233;ducateur bilingue acclam&#233;. Il est aussi un general word-sound systemizer c&#233;l&#232;bre &#224; travers le Canada pour la conscience sociale et l'innovation de sa po&#232;sie. Kellough est l'auteur de Lettricity (Cumulus Press 04) et le co-r&#233;dacteur de The Talking Book Anthology (Cumulus presse 04). Il publiera bient&#244;t son nouveau livre Maple Leaf Rag en avril 2010 avec le Arbeiter Ring Publishing. &lt;a href='http://www.kaie.ca/' class='spip_out'&gt;www.kaie.ca&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* LAL&lt;/p&gt; &lt;p&gt;LAL est un c&#233;l&#232;bre collectif Torontois qui a &#233;t&#233; fond&#233; il y a plus de 10 ans. Leur musique est connue pour ses contrastes : rythmes glacials, futuristes se fondant dans lignes de basse chaudes et m&#233;lodies soul relaxantes. Les origines asiatiques de la chanteuse Rosina Kazi et Nick Murray ou la touche HIP HOP de Murr rel&#232;vent leurs productions avec un go&#251;t de tradition, tandis que la musique dans son ensemble sugg&#232;re quelque chose de beaucoup plus progressif. La sortie la plus r&#233;cente du LAL'S est Deportation, un album qui transmet les sentiments immenses de d&#233;sorientation, d'abandon et d'injustice. LAL a sign&#233; avec Public Transit Records et a perform&#233; &#224; travers tout le Canada et l'Inde. &lt;a href='http://www.lalforest.com/' class='spip_out'&gt;http://www.lalforest.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* DJ Moonstarr&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moonstarr est un faiseur de rythme c&#233;l&#232;bre, DJ il est aussi le fondateur du populaire Public Transit Recordings. Moonstarr compose ses sons &#224; huis clos et nous surprendre avec des rythmes in&#233;dits et une musique fracassante. Tout les morceaux de Moonstarr portent des empreintes de techno, jazz, hip hop, bossa et de rythmes saccad&#233;s, produisant une musique futuriste. Depuis que Moonstarr a quitt&#233; le classique Dupont EP, il a re&#231;u l'amour pour son travail dans le monde entier. &lt;a href='http://www.ptrmusic.com/' class='spip_out'&gt;http://www.ptrmusic.com&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tadamon ! &lt;a href='http://www.tadamon.ca/campaigns/boycott-divestment-and-sanctions-against-israeli-apartheid' class='spip_out'&gt;Boycott, D&#233;sinvestissement et Sanctions&lt;/a&gt;
Sur &lt;a href='http://www.facebook.com/event.php?eid=241312064259' class='spip_out'&gt;Facebook&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;co-pr&#233;sent&#233; par
Suoni Per Il Popolo Festival
Public Transit Records
CKUT Radio Montreal.
Tadamon ! Montr&#233;al
Pop Montreal&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8212; -&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>L'hypoth&#232;se de la mis&#232;re comme volont&#233; politique</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Caleb IRRI</dc:creator>


		<dc:subject>Pauvret&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>crise financi&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>capitalisme</dc:subject>

		<description>De nombreux &#233;conomistes, philosophes, politiques, imaginent et pr&#233;conisent diverses solutions susceptibles d'am&#233;liorer le sort des pauvres, en d&#233;non&#231;ant avec force la politique conduite par nos chers dirigeants. &#201;tonn&#233;s, parfois scandalis&#233;s par les cons&#233;quences de certaines r&#233;formes ou mesures entreprises, ils mettent souvent en garde contre celles-ci, qui &#224; leurs yeux vont favoriser l'extension de la mis&#232;re et permettre l'enrichissement de ceux qui sont d&#233;j&#224; riches. Ces gens-l&#224; parlent d'erreurs (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;De nombreux &#233;conomistes, philosophes, politiques, imaginent et pr&#233;conisent diverses solutions susceptibles d'am&#233;liorer le sort des pauvres, en d&#233;non&#231;ant avec force la politique conduite par nos chers dirigeants. &#201;tonn&#233;s, parfois scandalis&#233;s par les cons&#233;quences de certaines r&#233;formes ou mesures entreprises, ils mettent souvent en garde contre celles-ci, qui &#224; leurs yeux vont favoriser l'extension de la mis&#232;re et permettre l'enrichissement de ceux qui sont d&#233;j&#224; riches. Ces gens-l&#224; parlent d'erreurs politiques, d'aberrations &#233;conomiques, d'absence de morale ou d'aveuglement, et s'instaure peu &#224; peu une sorte de dialogue de sourds, dans lequel les uns ne comprennent pas qu'on puisse d&#233;fendre certaines mesures, les autres qu'on puisse les critiquer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La crise &#233;conomique, que certains avaient pr&#233;vu, est pourtant bien la cons&#233;quence des actions men&#233;es par les gouvernements qui, bien qu'ils s'en d&#233;fendent, savaient bien eux-aussi qu'elle allait arriver. Et qui savent bien aussi comment la faire cesser : par plus de justice sociale, plus de taxes sur les riches, plus d'emplois dans les services publics, moins de sp&#233;culation, moins de privil&#232;ges, moins de corruption&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette dichotomie entre ce qu'il faudrait faire et ce qui est r&#233;ellement fait entra&#238;ne une sorte de schizophr&#233;nie, qui d&#233;finit la politique actuelle. Les gouvernements, qui font mine de travailler pour le bien du peuple et la baisse des in&#233;galit&#233;s, emploient un argent fou dans une communication qui serait ridicule si elle n'&#233;tait pas scandaleuse : faire semblant de prendre les probl&#232;mes &#224; bras le corps, alors qu'en r&#233;alit&#233; ils ne cherchent qu'&#224; approfondir ces probl&#232;mes. Les preuves en sont le taux de ch&#244;mage, les nombreux conflits sociaux, l'&#233;cart creus&#233; entre la minorit&#233; qui s'enrichit et la majorit&#233; qui s'appauvrit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi cette erreur, ces erreurs ? &#224; la lumi&#232;re des cons&#233;quences de la gestion de cette crise &#233;conomique, on devrait pouvoir dire sans h&#233;siter que les mesures sont contre-productives du point de vue du discours officiel : les in&#233;galit&#233;s se creusent, il n'y a pas &#224; revenir l&#224;-dessus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une fois ce constat &#233;tabli, il faut donc aller plus loin dans la r&#233;flexion : pourquoi les gouvernement s'ent&#234;tent-t-ils dans leurs erreurs, en font-ils de nouvelles, et surtout nous tiennent-il toujours le m&#234;me discours rassurant, malgr&#233; ce qu'ils savent aussi bien que nous ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On serait tent&#233;s de r&#233;pondre qu'ils sont pris &#224; la gorge par le pouvoir financier, le capitalisme, ou la mondialisation, et que malheureusement ils n'ont pas le choix : il faut supprimer les services publics, renforcer les entreprises, revoir les budgets sociaux &#224; la baisse&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, et dans le m&#234;me temps, on s'aper&#231;oit que les banques, les assurances, les grandes multinationales (pharmacie, p&#233;trole, armement&#8230;), tout ce que la terre compte de riches- et de &#171; strat&#233;gique &#187;- ne subit pas la crise. Au contraire m&#234;me. On s'aper&#231;oit par exemple que si l'&#226;ge des d&#233;parts en retraites va &#234;tre recul&#233; pour la plupart, en face, les privil&#232;ges de nos hommes politiques et autres &#171; serviteurs de l'Etat &#187; (on ne dit pas &#171; serviteurs du peuple &#187;) vont &#234;tre maintenus.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si on ajoute &#224; cette r&#233;alit&#233; les liens officiels qui existent, par l'interm&#233;diaire des lobbies et autres associations plus ou moins &#8220;fraternels&#8221;, entre le pouvoir politique et le pouvoir financier, il semble pourtant justifi&#233; de ne pas croire les discours nous promettant la &#171; moralisation &#187; d'un capitalisme qui arrange bien ces deux grands ensembles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question qui se pose ensuite est donc logiquement celle du but recherch&#233; par cette sorte d'alliance tacite qui existe entre le pouvoir financier et le pouvoir politique. Mise en rapport avec l'augmentation des in&#233;galit&#233;s et la pr&#233;carisation des masses, l'explication la plus plausible est celle d'une volont&#233; r&#233;elle de nos dirigeants d'aboutir au terme d'un processus de divisions, d'appauvrissement, &#224; la mise en place d'un rapport de force, d'une tension vive entre le peuple vis &#224; vis de ses dirigeants. Cela peut para&#238;tre effectivement incroyable, ou totalement d&#233;nu&#233; de sens &#233;tant donn&#233; les r&#232;gles d&#233;mocratiques r&#233;gissant nos belles contr&#233;es, mais permet d'expliquer de mani&#232;re plus logique les r&#233;formes qui sont mises en place actuellement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s avoir &#233;mis cette hypoth&#232;se, il est soudain plus facile de comprendre le d&#233;calage qui existe entre les discours et les actes de nos chers dirigeants : ce que les contradicteurs que j'&#233;voquais au d&#233;but de cet article prennent pour des erreurs n'en sont pas, car il existe une finalit&#233; &#224; tout ceci, et le renforcement de la mis&#232;re des peuples n'est qu'un moyen de parvenir &#224; celle-ci.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Regardons maintenant les effets des r&#233;formes qui ont &#233;t&#233; conduites par le gouvernement, et nous en comprendrons mieux l'objectif :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* mise au pas de la justice, qui ne pourra &#224; terme ni d&#233;fendre les &#171; petits &#187;, ni attaquer les &#171; grands &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* renforcement de la s&#233;curit&#233;, qui se traduit par une mise en place de la surveillance et du contr&#244;le&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* modification des r&#232;gles du travail, qui nuit essentiellement aux salari&#233;s et aux pr&#233;caires&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* privatisation des services publics, qui conduit peu &#224; peu &#224; l'abandon du r&#244;le de protection sociale th&#233;oriquement d&#233;volu &#224; l'Etat&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* protection des droits d'auteurs et des mineurs sur internet, qui engendre la possibilit&#233; d'&#233;radiquer le dernier bastion de la contestation&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* d&#233;finition de l'identit&#233; nationale, qui n'aboutit qu'&#224; la fragilisation des communaut&#233;s ainsi stigmatis&#233;es - sabotage de l'&#233;ducation, afin d'abrutir les consciences des g&#233;n&#233;rations futures&lt;/p&gt; &lt;p&gt;* main-mise sur les m&#233;dias, &#224; la solde des financiers, ou du pouvoir, afin de diriger l'opinion publique&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On le voit bien &#224; travers ces quelques exemples, les effets de ces lois soi-disant adopt&#233;es dans le but de prot&#233;ger les plus faibles, ou d'assurer la s&#233;curit&#233; dans notre pays, sont &#224; l'inverse du but qu'elles sont cens&#233;es atteindre : la s&#233;curit&#233; s'effrite malgr&#233; les cam&#233;ras de surveillance et les centres de r&#233;tention, le ch&#244;mage continue d'augmenter, la mis&#232;re se fait partout plus sensible.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On serait tent&#233;s alors de se demander quel int&#233;r&#234;t le gouvernement peut avoir &#224; favoriser cette mis&#232;re, et de faire se tendre les relations sociales, et m&#234;me pourquoi, si tel &#233;tait le cas, nos r&#232;gles d&#233;mocratiques ne nous permettraient pas de faire cesser tout cela&#8230; mais la r&#233;ponse est tout aussi &#233;vidente.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La d&#233;mocratie n'est d&#233;j&#224; plus qu'un souvenir, ou est en passe de le devenir. Le gouvernement ne cherche pas &#224; r&#233;gler la violence avec ses 900 000 gardes &#224; vue, ni &#224; assurer la s&#233;curit&#233; avec ces milliers de cam&#233;ras. Il ne cherche pas non plus &#224; renvoyer chez eux des immigr&#233;s ill&#233;gaux qui commencent &#224; comprendre que la France n'est plus le paradis dont ils r&#234;vaient. En r&#233;alit&#233;, il cherche &#224; cr&#233;er le climat de tension, &#224; travers la mis&#232;re, n&#233;cessaire pour rendre utile, dans quelque temps, les mesures qu'il est en train de prendre&#8230;tout en assurant &#224; ces partenaires financiers la possibilit&#233; de se partager les fruits de leur mise en place. Si les entreprises de fabrication d'armes augmentent leur chiffre d'affaire de mani&#232;re consid&#233;rable (avec l'argent du grand emprunt), c'est bien pour, le moment venu, &#234;tre en mesure de remettre en ordre ce qu'on a pr&#233;alablement d&#233;rang&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Car face &#224; un monde qui commence peu &#224; peu &#224; comprendre, par le biais des communications comme internet, qu'on le roule dans la farine depuis tant de temps, il fallait bien agir. En appauvrissant les masses, en les divisant de la mani&#232;re qui est actuellement employ&#233;e, il se peut que d'ici quelque temps elles aient le d&#233;sir de se r&#233;volter, et c'est &#224; ce moment que les r&#233;formes men&#233;es aujourd'hui seront utiles : les cam&#233;ras, les centres de r&#233;tention, le passeport biom&#233;trique, la puce RFID, tout cela n'est pas pour aujourd'hui mais pour demain. D'ailleurs, il n'est pas innocent que notre pr&#233;sident annonce une &#171; pause dans les r&#233;formes &#187; au cours de l'ann&#233;e 2011 : au moment o&#249; il sera d&#233;terminant de faire les &#171; bonnes &#187; r&#233;formes, la machine sera d&#233;j&#224; mise en place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ainsi, lorsque le syst&#232;me capitaliste s'effondrera pour de bon, toutes les mesures pour en &#233;tablir un nouveau seront d&#233;j&#224; prises, et permettront &#224; nos dirigeants de conserver leur pouvoir&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En utilisant cette hypoth&#232;se, tout devient &#224; la fois plus logique, et surtout plus clair&#8230;mais ce n'est qu'une hypoth&#232;se !&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les &#201;tats-Unis d'Am&#233;rique : empire fragile</title>
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		<dc:date>2010-03-10T22:04:45Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Niall Ferguson</dc:creator>


		<dc:subject>&#201;tats-Unis</dc:subject>
		<dc:subject>Imp&#233;rialisme</dc:subject>

		<description>Depuis des si&#232;cles, les historiens, politologues, anthropologues, tout comme l'opinion publique, ont pens&#233; les processus politiques en termes de saisons et de cycles. De Polybe &#224; Paul Kennedy, de la Rome antique &#224; l'Empire britannique, nous discernons un rythme propre &#224; l'histoire. Les grandes puissances, comme les grands hommes, naissent, s'&#233;l&#232;vent, r&#232;gnent, puis disparaissent peu &#224; peu. Que le d&#233;clin des civilisations soit culturel, &#233;conomique ou &#233;cologique, il s'agit d'un processus prolong&#233; dans le (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis des si&#232;cles, les historiens, politologues, anthropologues, tout comme l'opinion publique, ont pens&#233; les processus politiques en termes de saisons et de cycles. De Polybe &#224; Paul Kennedy, de la Rome antique &#224; l'Empire britannique, nous discernons un rythme propre &#224; l'histoire. Les grandes puissances, comme les grands hommes, naissent, s'&#233;l&#232;vent, r&#232;gnent, puis disparaissent peu &#224; peu. Que le d&#233;clin des civilisations soit culturel, &#233;conomique ou &#233;cologique, il s'agit d'un processus prolong&#233; dans le temps.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De la m&#234;me mani&#232;re, les d&#233;fis auxquels sont confront&#233;s les &#201;tats-Unis sont souvent d&#233;crits comme &#233;voluant lentement. C'est la transformation de la d&#233;mographie - augmentant le ratio des retrait&#233;s par rapport aux actifs - et non pas une politique inadapt&#233;e qui condamne les finances publiques des &#201;tats-Unis &#224; s'enfoncer dans les d&#233;ficits. C'est la croissance inexorable de l'&#233;conomie chinoise, pas la stagnation am&#233;ricaine, qui rendra le produit int&#233;rieur brut de la Chine sup&#233;rieur &#224; celui des &#201;tats-Unis en 2027.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Concernant le changement climatique, l'heure de v&#233;rit&#233; pourrait &#234;tre distante d'un si&#232;cle. Ces menaces semblent tr&#232;s &#233;loign&#233;es par rapport au calendrier du d&#233;ploiement des soldats am&#233;ricains en Afghanistan, dans lequel l'unit&#233; de compte est le mois, non l'ann&#233;e, et encore moins la d&#233;cennie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et si l'histoire ne se d&#233;roulait pas de fa&#231;on cyclique et lente, mais de mani&#232;re arythmique - tant&#244;t presque stationnaire, mais &#233;tait &#233;galement capable d'acc&#233;l&#233;rations brusques, &#224; l'image d'une voiture de sport ? Que faire si la chute ne se d&#233;roule pas durant plusieurs si&#232;cles, mais surgit tout &#224; coup, tel un cambrioleur nocturne ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les grandes puissances sont des syst&#232;mes complexes, form&#233;s d'un nombre tr&#232;s important de composants en interaction, organis&#233;s de mani&#232;re asym&#233;trique. Ce qui signifie que leur assemblage s'apparente plus &#224; une termiti&#232;re qu'&#224; une pyramide &#233;gyptienne. Ces composants op&#232;rent quelque part entre l'ordre et le d&#233;sordre. De tels syst&#232;mes peuvent para&#238;tre fonctionner de mani&#232;re relativement stable pendant un certain temps, semblant &#234;tre en &#233;quilibre, alors qu'en fait ils s'adaptent constamment. Mais vient un moment o&#249; les syst&#232;mes complexes atteignent un &#233;tat &#171; critique &#187;. Un &#233;v&#232;nement d&#233;clencheur mineur peut provoquer une &#171; transition de phase &#187; faisant passer d'un &#233;quilibre d'apparence inoffensive &#224; une crise - un seul grain de sable peut provoquer l'effondrement d'un tas entier.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Peu de temps apr&#232;s que se soient produites de telles crises, les historiens arrivent sur les lieux. Ces chercheurs se sp&#233;cialisent dans l'&#233;tude des &#233;v&#232;nements atypiques [1] - ceux dont la fr&#233;quence d'apparition est faible. Il s'agit de moments de grande port&#233;e historique qui sont par d&#233;finition hors norme, et sont donc situ&#233;s dans les &#171; queues &#187; des distributions de probabilit&#233; - comme les guerres, les r&#233;volutions, les krachs financiers et la chute des empires. Mais les historiens peinent fr&#233;quemment &#224; saisir la complexit&#233; lorsqu'ils tentent de d&#233;coder ces &#233;v&#233;nements. Ils ont &#233;t&#233; form&#233;s &#224; analyser les calamit&#233;s en termes de causes &#224; long terme, souvent &#224; l'&#339;uvre depuis des d&#233;cennies. C'est ce que Nassim Taleb d&#233;nonce &#224; juste titre comme une &#171; illusion narrative &#187; dans son ouvrage &#171; The Black Swan. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En r&#233;alit&#233;, la plupart des ph&#233;nom&#232;nes statistiquement atypiques &#233;tudi&#233;s par les historiens ne sont pas des moments de paroxysme survenant dans des s&#233;quences d&#233;terministes d'histoire longue ; au contraire, ce sont le r&#233;sultat de perturbations, et parfois de ruptures des syst&#232;mes complexes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour comprendre la complexit&#233;, il convient d'examiner comment les scientifiques utilisent ce concept. Pensez &#224; l'organisation spontan&#233;e des termites, qui leur permet de construire des monticules et des nids, ou &#224; la g&#233;om&#233;trie fractale des mol&#233;cules d'eau lorsqu'elles forment des flocons de neige aux motifs compliqu&#233;s. L'intelligence humaine elle-m&#234;me est un syst&#232;me complexe, un produit de l'interaction de milliards de neurones dans le syst&#232;me nerveux central.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tous ces syst&#232;mes complexes partagent certaines caract&#233;ristiques. Dans de tels syst&#232;me, de faibles stimuli peuvent produire d'&#233;normes changements, souvent impr&#233;vus - ce que les scientifiques appellent &#171; l'effet amplificateur. &#187; Les relations de causalit&#233; sont souvent non lin&#233;aires, ce qui signifie que les m&#233;thodes traditionnelles de g&#233;n&#233;ralisation &#224; partir de quelques observations sont de peu d'utilit&#233;. Ainsi, lorsque les choses tournent mal dans un syst&#232;me complexe, l'ampleur de la perturbation est quasiment impossible &#224; anticiper.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il n'existe par exemple rien de tel qu'un incendie de for&#234;t typique ou moyen. Pour utiliser le jargon de la physique moderne, une for&#234;t avant le d&#233;part d'un feu est dans un &#233;tat de &#171; criticit&#233; auto-organis&#233;e &#187; : elle est en &#233;quilibre au bord de la catastrophe, mais la dimension de celle-ci reste une inconnue. Verra-t-on se d&#233;clencher un incendie limit&#233; ou &#233;norme ? C'est presque impossible &#224; pr&#233;dire. Le point cl&#233;, pour de tels syst&#232;mes, c'est qu'un choc relativement mineur peut entra&#238;ner une perturbation disproportionn&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Toute construction politique de grande envergure est un syst&#232;me complexe. La plupart des grands empires ont une autorit&#233; centrale institu&#233;e - soit un empereur h&#233;r&#233;ditaire ou un pr&#233;sident &#233;lu - mais, en pratique, le pouvoir souverain de tout individu est une fonction r&#233;sultant du r&#233;seau de relations &#233;conomiques, sociales et politiques auxquelles il ou elle pr&#233;side. En tant que tel, les empires pr&#233;sentent de nombreuses caract&#233;ristiques d'autres syst&#232;mes adaptatifs complexes - y compris la tendance &#224; passer de la stabilit&#233; &#224; l'instabilit&#233; tr&#232;s soudainement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'exemple connu le plus r&#233;cent de d&#233;clin pr&#233;cipit&#233; est fourni par l'effondrement de l'Union sovi&#233;tique. Avec le recul, les historiens ont d&#233;cel&#233; au sein du syst&#232;me sovi&#233;tique les traces de tous les types de d&#233;g&#233;n&#233;rescence jusqu'&#224; l'&#233;poque de Brejnev et en amont. Peut-&#234;tre, comme l'affirme l'historien et politologue Stephen Kotkin, est-ce le cours &#233;lev&#233; du p&#233;trole dans les ann&#233;es 1970 qui a permis d'&#233;viter la chute. Pourtant, tel ne semblait pas &#234;tre le cas &#224; l'&#233;poque. L'arsenal nucl&#233;aire sovi&#233;tique &#233;tait sup&#233;rieur &#224; celui des Etats-Unis. Et les gouvernements dans ce qu'on appelait alors le Tiers Monde, du Vietnam au Nicaragua, avaient bascul&#233; en faveur des Sovi&#233;tiques durant les 20 ann&#233;es pr&#233;c&#233;dentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourtant, moins de cinq ans apr&#232;s que Mikhail Gorbachev ait pris le pouvoir, l'empire sovi&#233;tique en Europe centrale et de l'Est avait implos&#233;, suivi par l'Union sovi&#233;tique elle-m&#234;me en 1991. Si jamais un empire s'est effondr&#233; en un instant, au lieu de d&#233;cliner doucement, c'est bien celui qui fut fond&#233; par L&#233;nine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si les empires sont des syst&#232;mes complexes qui, t&#244;t ou tard succombent &#224; de soudains et catastrophiques dysfonctionnements, quelles sont aujourd'hui les implications pour les &#201;tats-Unis ? Tout d'abord, discuter des &#233;tapes du d&#233;clin pourrait n'&#234;tre qu'une perte de temps. C'est l'hypoth&#232;se d'une chute brutale et inattendue qui devrait d'abord pr&#233;occuper les dirigeants politiques et les citoyens. Deuxi&#232;mement, la plupart des chutes d'empires sont associ&#233;s &#224; des crises financi&#232;res. Les sonnettes d'alarme devraient donc retentir tr&#232;s fortement lorsque les &#201;tats-Unis pr&#233;voient un d&#233;ficit de plus de 1 500 milliards de dollars en 2010 - soit environ 11% du PIB, d&#233;ficit le plus important depuis la Seconde Guerre mondiale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ces chiffres sont mauvais, mais au royaume du politique, le r&#244;le de la perception est tout aussi crucial. En cas de crise imp&#233;riale, ce ne sont pas les fondements mat&#233;riels du pouvoir qui sont vraiment importants, mais les pr&#233;visions sur le pouvoir futur. Les chiffres du budget ne peuvent en eux-m&#234;mes amoindrir la force des Etats-Unis, mais ils peuvent concourir &#224; affaiblir une confiance install&#233;e dans la capacit&#233; des &#201;tats-Unis &#224; surmonter n'importe quelle crise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un jour, l'annonce inattendue de mauvaises nouvelles - cela pourrait &#234;tre un avis n&#233;gatif &#233;mis par une agence de notation - fera la une des journaux durant une p&#233;riode de calme. Et soudainement ce ne seront plus seulement quelques passionn&#233;s de ces questions qui s'inqui&#232;teront de la viabilit&#233; de la politique budg&#233;taire am&#233;ricaine, mais le grand public, sans parler des investisseurs &#224; l'&#233;tranger. C'est ce changement qui est essentiel : un syst&#232;me adaptatif complexe est en grande difficult&#233; lorsque ses composants perdent foi en sa viabilit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Durant ces trois derni&#232;res ann&#233;es, le syst&#232;me complexe de l'&#233;conomie mondiale &#224; bascul&#233; de l'euphorie &#224; la r&#233;cession - tout cela parce que quelques am&#233;ricains ont commenc&#233; &#224; ne plus rembourser leurs pr&#234;ts hypoth&#233;caires &#224; risque, provoquant ainsi d'&#233;normes trous dans les mod&#232;les &#233;conomiques de milliers d'&#233;tablissements ayant fait jouer un fort effet de levier d'endettement. La prochaine phase de la crise actuelle pourrait d&#233;buter lorsque l'opinion publique commencera &#224; r&#233;&#233;valuer la cr&#233;dibilit&#233; des mesures mon&#233;taire et fiscales radicales qui ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es en r&#233;ponse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ni les taux d'int&#233;r&#234;t &#224; z&#233;ro, ni les relances budg&#233;taires ne peuvent parvenir &#224; un redressement durable si les populations, aux Etats-Unis et &#224; l'&#233;tranger, d&#233;cident collectivement, du jour au lendemain, que ces mesures se solderont par des taux d'inflation beaucoup plus &#233;lev&#233;s ou par un d&#233;faut de paiement pur et simple. Les taux des emprunts publics peuvent s'envoler si les pr&#233;visions sur la solvabilit&#233; future des Etats se modifient, aggravant la crise des finances publiques d&#233;j&#224; mal en point en augmentant le co&#251;t du service de la dette nouvellement &#233;mise. Demandez donc ce qu'il en est &#224; la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Demandez-le &#233;galement &#224; la Russie. Une d&#233;faite militaire dans les montagnes de l'Hindu Kush repr&#233;sente depuis longtemps un signe avant-coureur de la chute d'un Empire. Ce qui est advenu il y a 20 ans rappelle qu'en fait la naissance, l'essor, le r&#232;gne, le d&#233;clin et la disparition des empires ne se d&#233;roulent pas selon des cycles r&#233;currents et pr&#233;visibles. Ce sont les historiens qui pr&#233;sentent r&#233;trospectivement ces processus de dissolution imp&#233;riale comme agissant lentement. Au lieu de quoi, les empires se comportent comme tous les syst&#232;mes adaptatifs complexes. Ils fonctionnent en &#233;quilibre apparent pendant une certaine p&#233;riode, d'une dur&#233;e impr&#233;visible. Puis, assez brusquement, ils s'effondrent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Washington, vous voil&#224; averti.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Niall Ferguson est historien, enseignant &#224; Harvard, sp&#233;cialiste de l'&#233;conomie et de la finance. Il a publi&#233; r&#233;cemment &#171; The Ascent of Money : A Financial History of the World. &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;traduction &lt;a href='http://contreinfo.info/' class='spip_out'&gt;ContreInfo&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Les march&#233;s carbone, ou comment gagner des millions gr&#226;ce &#224; la pollution</title>
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		<dc:date>2010-03-10T21:51:12Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ivan du Roy</dc:creator>


		<dc:subject>Changements climatiques</dc:subject>
		<dc:subject>Pollution</dc:subject>

		<description>C'est encore mieux que de transformer le plomb en or. Une poign&#233;e d'industries tr&#232;s polluantes ont r&#233;ussi un tour de force : convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d'euros, gr&#226;ce aux syst&#232;mes d'&#233;changes des &#171; droits &#224; polluer &#187; mis en place dans l'Union europ&#233;enne. Un pervers effet d'aubaine que d&#233;nonce un rapport listant ces nouvelles grandes fortunes du march&#233; carbone. Et une belle arnaque &#224; venir pour les consommateurs. Certains r&#234;vaient de transformer le plomb en or. C'est (...)

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/pollution" rel="tag"&gt;Pollution&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est encore mieux que de transformer le plomb en or. Une poign&#233;e d'industries tr&#232;s polluantes ont r&#233;ussi un tour de force : convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d'euros, gr&#226;ce aux syst&#232;mes d'&#233;changes des &#171; droits &#224; polluer &#187; mis en place dans l'Union europ&#233;enne. Un pervers effet d'aubaine que d&#233;nonce un rapport listant ces nouvelles grandes fortunes du march&#233; carbone. Et une belle arnaque &#224; venir pour les consommateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains r&#234;vaient de transformer le plomb en or. C'est d&#233;sormais le CO2 qui fait figure d'Eldorado. Une poign&#233;e d'industries tr&#232;s polluantes ont r&#233;ussi &#224; m&#233;tamorphoser le volatile gaz carbonique en pi&#232;ces sonnantes et tr&#233;buchantes, convertir des millions de tonnes de CO2 en dizaines de millions d'euros. Ainsi, le champion de la m&#233;tallurgie ArcelorMittal, l'entreprise la plus polluante de France, a engrang&#233; en 2008 l'&#233;quivalent de 202 millions d'euros gr&#226;ce &#224; ses &#171; droits &#224; polluer &#187;, et s'appr&#234;terait &#224; capter en 2009 &#224; nouveau 42 millions d'euros. Comment cette &#233;trange et lucrative alchimie est-elle possible ? Gr&#226;ce au march&#233; carbone mis en place par l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Petit rappel pour celles et ceux qui auraient rat&#233; tous les &#233;pisodes pr&#233;c&#233;dents (Kyoto, Copenhague, d&#233;bats autour de la &#171; taxe carbone &#187;&#8230;). Pour limiter ses &#233;missions de CO2, l'Union europ&#233;enne instaure en 2005 des quotas d'&#233;missions par pays, secteurs d'activit&#233; et entreprises. Ces quotas d'&#233;missions sont r&#233;&#233;valu&#233;s chaque ann&#233;e. Une entreprise qui d&#233;passe son quota (accord&#233; gratuitement) doit acheter des &#171; permis de polluer &#187; sur le march&#233; carbone, correspondant aux tonnes de CO2 qu'elle a &#233;mis en trop. Inversement, une entreprise qui ne d&#233;passe pas son plafond d'&#233;missions dispose d'un surplus de &#171; permis de polluer &#187;. Elle peut alors le revendre sur les march&#233;s carbone pour un profit imm&#233;diat, les confier &#224; un fonds sp&#233;culatif et engranger un int&#233;r&#234;t, ou attendre que le cours du carbone (autour de 13 euros la tonne de CO2 depuis d&#233;but 2010) grimpe pour les revendre. Ce recours au &#171; laissez faire &#187; du march&#233; est cens&#233; inciter les entreprises &#224; respecter leurs quotas. Mais ses effets pervers n'ont pas tard&#233; &#224; se faire sentir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Opacit&#233; des march&#233;s carbone&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est ce que pointe un rapport publi&#233; par l'organisation non gouvernementale britannique Sandbag qui s'appuie sur les donn&#233;es fournies par la soci&#233;t&#233; de conseils et d'informations Carbon Market Data sp&#233;cialis&#233;e sur les march&#233;s carbone. Selon l'&#233;tude, dix grandes entreprises europ&#233;ennes ont accumul&#233; 35 millions de tonnes de CO2 en droits &#224; polluer sur l'ann&#233;e 2008, l'&#233;quivalent des &#233;missions de petits &#201;tats europ&#233;ens comme la Lituanie. &#171; Sur les cinq ann&#233;es d'&#233;changes sur les march&#233;s carbone (de 2005 &#224; 2010), nous estimons que ces dix entreprises ont accumul&#233; 230 millions de tonnes de surplus en permis de polluer &#187;, &#233;crit Sandbag. Soit pr&#232;s de 3 milliards d'euros au cours actuel de la tonne de CO2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux entreprises implant&#233;es en France figurent au premier rang de ce palmar&#232;s : ArcelorMittal et le cimentier Lafarge, quatri&#232;me plus gros &#233;metteur de CO2 dans l'Hexagone, qui a virtuellement empoch&#233; 59 millions d'euros en 2008. Comment des grandes industries parmi les plus polluantes arrivent &#224; d&#233;gager des &#171; b&#233;n&#233;fices &#187; sur leurs &#233;missions de CO2 ? La logique du syst&#232;me voudrait, au contraire, qu'elle ne dispose pas de droits &#224; polluer &#224; revendre, voire qu'elles soient oblig&#233;es d'acheter des droits d'&#233;missions sur le march&#233; carbone, et donc de payer au moins partiellement leurs &#233;missions. Comme on va le voir, le co&#251;t de la pollution est support&#233; par d'autres &#233;paules.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'ONG britannique d&#233;nonce la tr&#232;s grande opacit&#233; des march&#233;s carbone. Ceux-ci sont en fait fauss&#233;s d&#232;s le d&#233;part. Le p&#233;ch&#233; originel r&#233;side dans les quotas que chaque pays attribue &#224; ses secteurs d'activit&#233; en 2005. &#171; Pour prot&#233;ger la comp&#233;titivit&#233; de leurs secteurs industriels, de nombreux pays ont choisi d'accorder des quotas tr&#232;s g&#233;n&#233;reux, qui incluaient d&#233;j&#224; des estimations sur la croissance d'&#233;missions &#224; venir. &#187; De nombreuses entreprises ont &#233;t&#233; particuli&#232;rement prot&#233;g&#233;es par leur &#201;tat dans le cadre des attributions de quotas. Ainsi Peugeot a accumul&#233; de futurs &#171; droits &#224; polluer &#187; 2,5 fois plus importants que ses propres &#233;missions de CO2. Les quelques investissements r&#233;alis&#233;s dans le d&#233;veloppement d'&#233;nergies renouvelables ou dans la protection des &#171; puits de carbone &#187; forestiers dans les pays du Sud permettent bien de b&#233;n&#233;ficier en &#233;change de droits &#224; polluer. Mais ces quelques efforts n'expliquent pas - loin de l&#224; - l'ampleur des droits &#224; polluer qu'ils ont accumul&#233; et qu'ils vont s'empresser de revendre aux entreprises qui &#233;mettent trop de CO2.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant que certains profitent, il faut bien que d'autres compensent. Les pays europ&#233;ens &#171; ont compens&#233; cette g&#233;n&#233;rosit&#233; &#224; l'&#233;gard de l'industrie en fixant des plafonds plus bas pour le secteur de l'&#233;nergie, qui n'est pas expos&#233; &#224; la comp&#233;tition internationale &#187;, explique Sandbag. R&#233;sultat : ArcelorMittal, Lafarge ou Peugeot ont pu accumuler des permis de polluer tr&#232;s importants pendant que d'autres entreprises, notamment dans l'&#233;nergie, d&#233;passaient &#8211; voire explosaient - leurs quotas d'&#233;missions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une double peine pour les entreprises ? Ou les consommateurs ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est le cas des &#233;nerg&#233;ticiens allemands RWE et E.ON, ou, en France, de GDF-Suez et d'EDF. Ces entreprises seront donc oblig&#233;s de r&#233;duire leurs &#233;missions : en investissant dans des &#171; m&#233;canismes de d&#233;veloppement propres &#187; dans les pays du Sud ou en achetant des droits &#224; polluer... &#224; ceux-l&#224; m&#234;me qui n'ont pas eu besoin de faire de r&#233;els efforts pour les obtenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui supportera ces investissements et ces surco&#251;ts ? Les clients des compagnies &#233;nerg&#233;tiques. &#171; Les consommateurs europ&#233;ens vont donc &#224; leur insu subventionner l'industrie et payer pour des r&#233;ductions de CO2 qui n'ont pas demand&#233; d'efforts. Le risque existe aussi qu'ils supportent le co&#251;t des droits &#224; polluer que ces entreprises recevront en &#233;change de leurs investissements ou qu'elles devront acheter &#187;, pointe le rapport. Bref, sous pr&#233;texte d'activit&#233; &#233;conomique plus &#171; propre &#187;, on s'appr&#234;te &#224; payer des r&#233;ductions d'&#233;missions de CO2 qui n'ont pas vraiment eu lieu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#171; Les m&#233;canismes imagin&#233;s pour les entreprises soumises aux quotas europ&#233;ens sont beaucoup trop co&#251;teux. On risque de mettre &#224; mal la comp&#233;titivit&#233; des entreprises &#187;, s'inqui&#233;tait, mi-f&#233;vrier, la pr&#233;sidente du Medef Laurence Parisot. En cause : la &#171; double peine &#187; que constituerait le syst&#232;me des quotas europ&#233;ens assortis d'une taxe carbone &#233;tendue aux entreprises sur laquelle le gouvernement r&#233;fl&#233;chit. &#171; Peu loquaces sur ces profits faramineux obtenus gr&#226;ce au syst&#232;me europ&#233;en d'&#233;changes de quotas, les lobbyistes des secteurs industriels appellent le gouvernement &#224; reporter la mise en &#339;uvre de la contribution carbone au-del&#224; de juillet 2010 ou &#224; l'abandonner purement et simplement. Les chiffres montrent, au contraire, que non seulement il n'y aura pas de &#171; double peine &#187;, mais que les industriels pourront puiser dans ces surplus pour payer la contribution carbone &#187;, estime de son c&#244;t&#233; le R&#233;seau action climat, qui regroupe plusieurs ONG &#233;cologistes comme Les Amis de la terre, Greenpeace ou WWF. C'est aussi le fondement m&#234;me de cette logique &#8211; faire reposer les efforts environnementaux (et donc en partie l'avenir de la plan&#232;te) sur des m&#233;canismes de march&#233;, sans v&#233;ritable r&#233;gulation &#8211; qui est &#224; remettre en cause. Ces march&#233;s qui sont socialement n&#233;fastes et &#233;cologiquement inefficaces.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Manifestation : ensemble pour les services publics !</title>
		<link>http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/article/manifestation-ensemble-pour-les</link>
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		<dc:date>2010-03-10T21:42:54Z</dc:date>
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		<dc:subject>Mobilisation</dc:subject>
		<dc:subject>services publics</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>Manifestation &#171; monstre &#187; du Front commun syndical - 20 mars - 12h00 - Montr&#233;al Grand rendez-vous syndical dans le cadre des n&#233;gociations du secteur public. Rassemblement : Place du Canada, angle Ren&#233;-L&#233;vesque Ouest et Peel (m&#233;tro Peel ou Bonaventure)

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/" rel="directory"&gt;Agenda&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/mobilisation" rel="tag"&gt;Mobilisation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/services-publics" rel="tag"&gt;services publics&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/quebec" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

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		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Manifestation &#171; monstre &#187; du Front commun syndical - 20 mars - 12h00 - Montr&#233;al&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Grand rendez-vous syndical dans le cadre des n&#233;gociations du secteur public.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rassemblement : Place du Canada, angle Ren&#233;-L&#233;vesque Ouest et Peel
(m&#233;tro Peel ou Bonaventure)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Les 3e Journ&#233;es Michel Chartrand</title>
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		<dc:subject>services publics</dc:subject>
		<dc:subject>Qu&#233;bec</dc:subject>

		<description>Le troisi&#232;me colloque annuel des Journ&#233;es Michel Chartrand (JMC) se tiendra les 12 et 13 mars 2010. Connus pour soulever des d&#233;bats autour d'enjeux sociaux bien d'actualit&#233;, les organisateurs des JMC pr&#233;sentent cette troisi&#232;me &#233;dition de l'&#233;v&#232;nement sous le th&#232;me : &quot;Les conditions de travail des salari&#233;s de l'&#201;tat et la qualit&#233; du service public : un lien indissociable&quot;. Le colloque sera lanc&#233; le vendredi 12 mars d&#232;s 19 heures par une conf&#233;rence des syndicats nationaux. Claudette Carbonneau (CSN), R&#233;gine (...)

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/fra/journal-alternatives/agenda/" rel="directory"&gt;Agenda&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/services-publics" rel="tag"&gt;services publics&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.alternatives.ca/mot/quebec" rel="tag"&gt;Qu&#233;bec&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le troisi&#232;me colloque annuel des Journ&#233;es Michel Chartrand (JMC) se tiendra les 12 et 13 mars 2010. Connus pour soulever des d&#233;bats autour d'enjeux sociaux bien d'actualit&#233;, les organisateurs des JMC pr&#233;sentent cette troisi&#232;me &#233;dition de l'&#233;v&#232;nement sous le th&#232;me : &quot;Les conditions de travail des salari&#233;s de l'&#201;tat et la qualit&#233; du service public : un lien indissociable&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le colloque sera lanc&#233; le vendredi 12 mars d&#232;s 19 heures par une conf&#233;rence des syndicats nationaux. Claudette Carbonneau (CSN), R&#233;gine Laurent (FIQ) et R&#233;gent Parent (CSQ) viendront &#233;changer les points de vue de leur organisation avec l'assembl&#233;e. Pour clore cet &#233;v&#232;nement, les organisateurs ont invit&#233; le d&#233;put&#233; Amir Khadir pour animer un d&#233;bat-conf&#233;rence avec les participants le 13 mars d&#232;s 13 h 15.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lieu : Th&#233;&#226;tre de la ville, 180, rue de Gentilly Est, Longueuil (studio A)
Date : les 12 et 13 mars
Heure : le 12 mars d&#232;s 19 heures&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Renseignements : Pierre-Andr&#233; Champoux, (514) 212-4129&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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