Loin de Montréal, vous avez croisé des sourires, des visages, des regards différents. Vous avez mangé des plats inconnus et partagé une culture autre que la vôtre. Dans des situations difficiles ou heureuses, au sein du quotidien ou lors de célébrations faites nous connaître les personnes qui ont changé votre vie !
En attendant le train en provenance de Bamako, nous avons rencontré Aziz à la gare de Mahina. Ce petit bonhomme a passé quelques heures avec nous sur le quai à attendre le passage du train. Comme beaucoup d’autres enfants de Mahina, Aziz se promenait aux abords de la voie ferrée où se tiennent la majorité des activités de cette petite ville. Entre les étals de mangues et de bananes, les vendeurs de boissons, le boucher et le boulanger, circule continuellement des gamins et des gamines vibrants d’énergie.
À Niono, j’ai la main sur la poignée de la porte de la Papa-Mobile, prête à partir après notre visite. J’entends derrière moi "Toubabou mousso ! [femme blanche !]". Je me retourne. La femme qui m’appelle m’invite à la prendre en photo, avec la petite fille que les autres enfants ne laissaient pas participer au photoshoot, quelques minutes plus tôt. Le sourire est discret, mais se voit jusque dans ses yeux.
La photographie est pour moi plus qu’une simple image. C’est l’accueil dans le regard qui rend la rencontre belle. Visiter un pays en images c’est essayer de se mettre à la place de ceux qui l’habitent pour mieux comprendre ceux qui témoignent. J’ai appris cela avec le temps, et selon moi les enfants représentent le visage du monde et grâce à eux je appris à regarder la vie différemment, ils m’ont offert une seconde enfance...
Un sourire qui dévoile que malgré les moments difficiles que nous traversons, l’espoir fait vivre. Cet enfant qui a ouvert mes yeux sur les choses les plus importantes de la vie. L’innocence dans ses yeux est l’une des choses qui nous montre que le meilleur est à venir
C’est au porte du désert, dans les ruelles sombre de Rissani qu’un jeune homme m’a fait découvrir la face opaque du Maroc. Les interruption vers la démocratie et la prospérité au Maroc sont endémique comme les ombres de ce chemin. Cependant, il y a une lueur d’espoir qui ne feindra pas.
La plus belle façon de partir à la rencontre de l’autre, c’est de partager un peu son quotidien. Notre groupe a eu la chance de rencontrer les grands-parents de notre famille d’accueil, vivant toujours dans leur communauté traditionnelle autochtone. Ici, la grand-mère paternel s’assure que le chevreau a été nourri, avant de retourner s’occuper du dîner.
Femme de Niacouranzana dans le jardin sur le toit de la radio Kayira. Elle joue du violon !
Deux enfants déambulent dans le marché de Sucre en plein coeur de jour. Ils ne sont pas à l’école et risquent de passer leur journée à errer entre les paniers de fruits et les poches de patates. Encore aujourdhui, le taux de jeunes non scolarisés en Bolivie, plus particulièrement à Sucre, reste élevé. Pourtant cette ville, dont la richesse et les couleurs colonoiales sont fortement restées marquées, est le lieu privilégié des universitaires. L’accès à l’éducation reste un enjeu important pour une majorité autochtone qui n’a pas toujours les moyens de payer des livres et des habits scolaires.
livreur de fleur
Linda Flor est le seul jardin de permaculture qui se dédie strictement a la production et la vente de fleurs. Avec plus de deux acres, trois livreurs parcourent les rues et les cimetières de la ville en bicyclettes.
Le maire de Tahua, un village situé sur les berges nord du Salar d’Uyuni pose fièrement en compagnie d’un groupe d’artisanes habillées des costumes traditionnels et d’une photo du président bolivien Evo Morales, premier autochtone à la tête d’un pays. Au cours de cette journée, le village accueillait en grande pompe des représentants de l’Université Thomas Frias, qui songent à établir un pavillon d’études dans la petite communauté de quelques centaines d’âmes.
Les plis de dinosaures, d’oiseaux ou de scorpions n’ont plus de secret pour Pedro. Depuis deux ans, son maigre revenu provient de la vente de manuels d’origamis et d’exemplaires d’animaux en papier.
Auparavant, ce sont les machines à écrire que cet homme connaissait par cœur. Il en a réparé dès l’âge de 13 ans. Les ordinateurs lui ont volé son emploi, dit-il.
Pedro se déplace en Bolivie au gré des saisons. Avec son petit chariot remplis de manuels et d’anciennes feuilles de dactylo.
Au congrès des Bartolinas Sisa, un mouvement de femmes autochtones, j’ai vu cette femme aux traits marqués par la nécessité. Quatre jours de formations et de délibérations animées par l’espoir d’une amélioration éventuelle de leurs conditions de vie. Cette seule femme au regard brûlant pourrait aussi être le symbole de toutes ces femmes du monde, au semblant de vulnérabilité mais avec l’évidence d’une existence rempli de force et de courage.

3720 avenue du Parc, bureau 300
Montréal (Québec), Canada
H2X 2J1
Tel:(514) 982-6606 Fax:(514) 982-6122
266 St-Vallier Ouest
Québec (Québec), Canada
G1K1K2
Tel:(418) 521-4000 Fax:(418) 521-4000
