Bresil: Participation des ONG au Forum Social Mondial

Date: 
Jeudi, Janvier 23, 2003 (Toute la journée) - Mardi, Janvier 28, 2003 (Toute la journée)

Contexte :

Les développements rapides des sciences naturelles et sociales et de la technologie permettent d’imaginer un monde sans pauvreté offrant à tous et chacun des occasions égales de développement dans le respect des diversités et de l’environnement. Un monde plaçant au centre de ses préoccupations l’être humain et son développement maximal. Paradoxalement toutefois, la tendance actuelle du développement économique semble entraîner avec elle l’accroissement de l’exclusion, de la misère, des inégalités sociales, ethniques, de genre. Les hauts niveaux de consommation se font au détriment de l’environnement. Ce contexte, loin de favoriser le développement de la citoyenneté active et de la démocratie, se fait trop souvent au profit d’un autoritarisme politique, d’une intolérance culturelle et d’une désinformation. Ce qui menace les institutions porteuses de la démocratie. Pour améliorer cette situation, l’action des acteurs non gouvernementaux est essentielle, tant dans un contexte national qu’au niveau international pour que prévalent une culture démocratique, une culture de la solidarité, du respect des droits et de la vie.

Bien que l’État ait un rôle primordial à jouer dans le développement du plein potentiel de ses citoyens et citoyennes, les ONG sont des acteurs de premiers plans permettant de traduire en termes concrets la recherche de démocratie, de justice, de citoyenneté, d’équité.

Projet :

En favorisant la participation de 14 membres d’organisations non gouvernementales canadiennes aux événements entourant le troisième Forum social mondial (FSM) de Porto Alegre (Brésil) qui s’est tenu entre les 23 et 28 janvier 2003, Alternatives et ses partenaires souhaitaient soutenir les efforts de réforme et de développement des organisations gouvernementales et non gouvernementales brésiliennes dans les secteurs public et social.

Il est apparu que l’expertise des ONG canadiennes, ayant pu prendre appui sur une société respectueuse des acquis démocratiques, pourrait enrichir le travail en cours au sein de la société brésilienne. En ce sens, les organisations canadiennes peuvent contribuer au renforcement des ONG brésiliennes en partageant tant leurs connaissances précises dans leur domaine d’expertise (ex : défense des droits des plus démunis) que des connaissances sur les relations qu’elles entretiennent entre elles (ex : le réseautage propre aux grandes coalitions canadiennes, tel le la Table de concertation des organismes au service des personnes réfugiées et immigrantes) et avec les autorités gouvernementales provinciales et fédérales (ex : l’expérience du Grand Conseil des Cris), ce qui dans les deux cas intéresse au plus haut point ABONG et ses membres.

 

 

Photo par Faibio Costa