Ottawa, Montréal et Québec : conférence sur le processus de paix au Burundi

Date: 
Lundi, Septembre 27, 1999 - 13:30 - Samedi, Octobre 2, 1999 - 22:00

Contexte

Le Burundi a connu plusieurs cycles d’instabilité et de violence depuis son indépendance le 1er juillet 1962. Après de violents massacres interethniques en août 1988 dans les communes de Ntega et Marangara, le pays s’est lancé, sous l’initiative du Président Buyoya, dans une politique « d’unité nationale » qui constitue une nette rupture avec l’exclusion et la discrimination ethnique qui a marqué les années précédentes. Malgré le retour du multipartisme et la tenue d’élections pacifiques en juin 1993, le processus de démocratisation s’enraye lorsque l’armée prend le pouvoir dans  un putsch sanglant en octobre. En 1996, Buyoya revient au pouvoir et des discussions pour rétablir la paix débutent à Arusha, en Tanzanie. En juin 1998, le principal parti d’opposition, le FRODEBU, entame des discussions avec le gouvernement.

Objectifs :

  • faire participer la diaspora au processus de paix tant interne qu’externe ;
  • ressortir les recommandations de la diaspora et les acheminer à Arusha ;
  • sensibiliser les ressortissants burundais qui sont au Canada sur la démarche nationale vers la paix au Burundi ;
  • informer la population canadienne à l’initiative du processus de paix au Burundi ;
  • tenir informer les officiels canadiens et partenaires canadiens du Burundi sur l’évolution de la crise au Burundi et des perspectives de paix.

Évènement

Cet évènement a regroupé plusieurs participants canadiens et burundais. Une série de rencontres à Ottawa, Montréal et Québec, ont permis des échanges entre des représentants des sociétés civiles burundaise et canadienne. Les responsables du Ministère des affaires étrangères et de l’ACDI, ainsi que des représentants d’ONG, ont également pu se familiariser davantage avec la situation burundaise. Le Ministre des affaires extérieures et du commerce international du Canada, Lloyd Axworthy, a également pris part à la conférence, favorisant l’appui du Canada dans le processus de paix du Burundi. Enfin, une Soirée culturelle en clôture, réunissant des artistes canadiens et burundais, a facilité le dialogue et permis une socialisation plus large hors du cadre des conférences.