Notre programmation | Forum social mondial | Édition virtuelle 2021

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29

Jan
© Alternatives

Quand ?

lundi 25 janvier 2021

au vendredi 29 janvier 2021

Où ?

En ligne (Zoom)

Alternatives organise des activités autogérées dans le cadre du Forum Social Mondial 2021 —édition virtuelle  !

Voici notre programme, les 24, 25 et 29 janvier :

1. De nouveaux défis pour la justice en Palestine

Première séance : Solidarité internationale et mouvements sociaux – réponses et défis, dimanche 24 janvier, 12 h 00 – 13 h 3 0 (EST)

Organisé par :

Le Forum social palestinien, le Forum social du Machrek et du Maghreb, la Campagne académique internationale et Alternatives International

Lien Zoom : https://us02web.zoom.us/j/89657338904

Description : Il semble qu’en Palestine, le vieux est nouveau et le nouveau est plutôt du vieux. La justice reste insaisissable, un mirage dans les champs de résistance. L’occupation continue et se réinvente sans cesse. La normalisation a creusé ses racines profondément dans les terrains arides du gouvernement à travers le monde arabe. La Palestine s’isole-t-elle ? Il est également vrai que la lutte pour la libération de la Palestine se poursuit depuis des générations et se maintient malgré les défis sans fin. C’est aussi un fait que cette lutte a inspiré le peuple dans le monde entier et a créé un mouvement de solidarité internationale, le plus grand jamais vu, qui continue à prendre de l’ampleur et à se réinventer. Quelle est la situation en Palestine aujourd’hui en ce qui concerne la lutte de libération ? Quels sont les nouveaux défis et que faut-il faire ?

Invité·es :
Bill Fletcher Jr : Animation
Yara Hawari : Les réalités du terrain et état d’esprit en Palestine
Michael Lynk : Les mécanismes internationaux des droits humains et l’occupation sans fin
Stefan Christoff : Accords bilatéraux de libre-échange et normalisation avec Israël
Alys Samson Estapé : Les mouvements sociaux isolent l’apartheid israélien : les défis à venir

Deuxième séance : dimanche 24 janvier, 13 h 3 0 – 15 h 00

Les universitaires contre l’occupation et la normalisation. Une sélection de modèles arabes.

La question palestinienne est exposée à d’énormes dangers depuis que le gouvernement d’occupation israélien de droite a pris des mesures concrètes sur le terrain pour mettre en œuvre l’accord du siècle et annexer les territoires palestiniens par une politique d’annexion partielle des terres palestiniennes, y compris la vallée du Jourdain, qui représente plus de 32 % de la Cisjordanie. Dans ce contexte, le gouvernement d’occupation poursuit sa politique de colonisation et de remplacement des citoyens palestiniens par des colonialistes sionistes, en plus de construire des routes de contournement et le mur d’apartheid, qui prive les Palestiniens de leurs droits fondamentaux tels que la sécurité, la circulation, le travail, l’éducation et la santé.

À la lumière de ces circonstances difficiles, certains pays arabes sont allés normaliser leurs relations sécuritaires, politiques, économiques et culturelles avec l’occupation israélienne dans ce qui a été connu comme la troisième vague de normalisation. Les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Soudan et le Maroc ont signé des accords de paix et de normalisation globale avec l’État d’occupation, et ces accords n’ont entraîné aucune pression sur l’occupation israélienne pour qu’elle se retire des territoires palestiniens occupés. Au contraire, ils ont isolé les Palestiniens de leur environnement arabe et ont été considérés comme une récompense pour l’occupation qui continue à nier les règles du droit international. Ces campagnes de normalisation ont été accompagnées d’une attaque sans précédent contre l’identité arabe palestinienne visant à présenter Israël comme un État normal et civilisé ayant des racines historiques et religieuses dans la région.

Dans le contexte précédent, de nombreux universitaires palestiniens et arabes ont tenté de confronter la campagne de normalisation arabe avec l’État d’occupation et ont fourni des modèles pratiques et intellectuels pour combattre et boycotter l’occupation sur le plan universitaire. Ces mouvements sociaux et politiques contre l’occupation se sont appuyés sur le développement d’un système intellectuel et éducatif qui expose la pratique de l’occupation, et dépeint la normalisation comme un déni des droits politiques et humains palestiniens.

C’est là que se pose la principale question de ce séminaire, à savoir dans quelle mesure ces mouvements académiques politiques et sociaux ont contribué au boycott de l’occupation israélienne et ont résisté à la vague de normalisation avec elle ? Quels sont les modèles les plus réussis et les plus instructifs des expériences académiques arabes dans la lutte contre l’occupation et la normalisation ? Comment pouvez-vous vous en inspirer ?

Invité·es :
Dr. Ramzi Odeh, facilitateur, Directeur de l’Unité de recherche de l’Institut palestinien de recherche sur la sécurité nationale
Dr. Alaa Hamouda, coordinateur adjoint de la campagne académique contre l’occupation et l’annexion. Le rôle de la campagne académique contre l’occupation et l’annexion dans la résistance à la normalisation
Dr. Oraied Rintawi, Centre d’études politiques d’Al-Quds : Le rôle des centres de recherche et d’études arabes dans le boycott de l’occupation et de la normalisation
Dr. Ahmad Wehman, Chef de l’Observatoire marocain contre la normalisation, Le rôle des institutions de la société civile au Maghreb dans la lutte contre la normalisation
Dr. Lour Abi Khalil, conférencier et fondateur de la Coalition académique libanaise pour le soutien des droits des Palestiniens, Le rôle des universitaires dans les universités libanaises dans la défense des droits des Palestiniens

2. Les travailleurs.es du secteur informel : quels défis pour sortir de la précarité ?

Quand : Lundi le 25 janvier à 12 h 00 (midi, heure normale de l’est)

Lien Zoom : https://us02web.zoom.us/j/81623066413?pwd=MmZKdVBJM1A0WmVXc0Y1MUw4Wjd0Zz09

Langues : Français et espagnol

Description : Le travail informel, c’est-à-dire l’activité économique et productive de survie développée par des millions d’hommes et de femmes à travers le monde, est l’une des grandes séquelles du modèle économique capitaliste actuel. Ces travailleurs et travailleuses font partie de ce que l’on appelle le secteur de l’économie informelle. « L’expression économie informelle désigne toutes les activités économiques exercées par des travailleurs et travailleuses en vertu de la législation ou de la pratique, et qui ne sont pas couvertes ou sont insuffisamment couvertes par les dispositions légales de chaque pays (OIT, 2003)». En d’autres termes, ces activités ne sont pas couvertes par la loi, ce qui signifie que la loi ne leur est pas applicable en ce qui concerne leurs droits en tant que travailleur.se.s, notamment la sécurité sociale. Cette situation pousse des millions de travailleur.se.s dans une situation de précarité sociale et économique, les privant de droits fondamentaux et d’une sécurité sociale minimale.  Mais grâce à ces activités informelles, un secteur important de la population en Amérique latine, en Afrique, en Asie et Moyen-Orient survivent, bien que dans des conditions terriblement précaires.

Selon le rapport de l’OIT de 2018, « Deux milliards de personnes – plus de 61% de la population active dans le monde – gagnent leur vie dans l’économie informelle, soulignant que la transition vers l’économie formelle est une condition préalable pour réaliser le travail décent pour tous »

La définition même du secteur informel est sujette à controverses, mais l’on s’entend généralement que  ce secteur est majoritairement  composé de travailleur.se.s autonomes ou de petites entreprises familiales. Quand il s’agit d’entreprises familiales, les femmes offrent bien souvent travail sans être payées et les prestations sont contrôlées par le mari ou l’homme de la maison. Ces activités sont relativement « invisibles ». Les femmes sont les plus représentées dans l’économie : par exemple, elles représentent 74% de la population touchée en Afrique subsaharienne et 59% en Amérique latine et dans les Caraïbes ( ONU Femmes, 2017).

Au niveau du type de travail réalisé, les travailleur.se.s du secteur informel se trouvent fréquemment dans l’industrie des services, où les femmes sont généralement des vendeuses, des petites commerçantes, des serveuses, des coiffeuses, des laveuses, des travailleuses domestiques, etc. Dans le secteur agricole, la participation des femmes est très importante. Ils peuvent même être majoritaires, comme dans certains pays d’Amérique latine, d’Afrique et d’Asie où ils combinent les activités d’autres secteurs tels que la vente et la fabrication d’artisanat avec le travail agricole. Dans d’autres pays, les femmes sont principalement engagées dans des travaux saisonniers par nature irrégulier.

Ces acteurs ne sont pas reconnus et rares sont les statistiques nationales concernant leur situation. Ils sont donc hors de portée de la protection sociale ainsi que de la législation relative au droit du travail. De plus, leur niveau d’organisation formelle est très faible, avec très peu de ressources organisationnelles (coopératives, syndicats, associations, etc.). Conséquemment, ils sont souvent dans l’impossibilité de faire valoir leurs droits.

La pandémie de la COVID-19 n’a fait qu’exacerber cette situation déjà difficile. Le confinement obligatoire dans plusieurs pays a forcé plusieurs travailleur.se.s du secteur informel à arrêter leurs activités économiques. Sans accès quotidien à des moyens de subsistance, ce secteur de la population déjà précarisé s’est retrouvé dans une situation de grande vulnérabilité. À court terme, cette crise entraîne déjà une perte significative des revenus pour la population déjà vulnérable œuvrant dans le secteur.

Objectif : Dans ce contexte, Alternatives propose de réaliser un atelier de discussion sur les différentes expériences des travailleur.se.s du secteur informel dans différentes régions du monde, où ils/elles ont mis sur places des initiatives locales afin de combattre leur situation de précarité à travers de l’organisation, de l’entraide et de la mobilisation en défense de leurs droits. L’activité vise à partager les expériences et analyses de la réalité dans chacun de pays, créer des liens de réseautage, approfondir les connaissances sur les initiatives et règlementations du secteur au niveau international et sensibiliser un large audience à ces réalités et aux efforts collectifs afin de renverser la situation.

Invité·es :

Idalmi Carcamo, coordinatrice de la Federacion de Trabajadores y Trabajadoras del Sector Social de la Economia informal de Honduras (FOTSSIEH). Fédération syndicale qui représente environ 40 000 membres du secteur.

Mari Cruz Elkoro, Secrétaire générale de la Fédération de services d’ELA (Zerbitzuak), Pays Basque

Amanda Villatoro, Directrice responsable pour l’Amérique latine du Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV-OIT)

Mounir Hassine, du Forum tunisien des droits socio-économiques (FTDES)

Représentant·e de la CSN (à confirmer)

Animation : Sid Ahmed Soussi, sociologue du travail, professeur au Département de sociologie de l’UQAM et directeur du Centre de recherche en immigration, ethnicité et citoyenneté (CRIEC).

3. Écoféminisme : construisons les alliances sud-nord

Quand : Vendredi le 29 janvier à 14 h 00 (heure normale de l’est)

Description : En prévision de la COP26, Alternatives propose de réaliser un atelier de travail sur la mobilisation vers la COP-26 et les grands enjeux environnementaux, en insistant sur l’importance de mieux articuler nos stratégies à l’intersection de la justice climatique, la justice économique (Amazonie et Mercosur) et la justice raciale et écoféministe.

Invité·es : à confirmer