Cycle de six webinaires | Été 2021 | Regards croisés Colombie-Chili

17

Juin

19

Août

Quand ?

jeudi 17 juin 2021

au jeudi 19 août 2021

17 h 00

Où ?

En ligne

Comment comprendre les grandes manifestations qui ont secoué le Chili et la Colombie ces dernières années ? Quels sont les points communs et les différences entre les deux explosions ? Que pouvons-nous apprendre de ces événements dans une perspective comparative ? Quelles solutions pouvons-nous proposer pour les conflits dans des contextes de polarisation politique importante ?

Les explosions sociales obéissent à des logiques à la fois globales et locales, et se développent dans ce que l’on pourrait appeler une dynamique «virale» de l’action collective. Globalement, ils semblent circonscrits par une dynamique de soulèvements et de protestations populaires marqués par une indignation généralisée, la crise de la démocratie représentative et l’utilisation des réseaux sociaux. Localement, ils se développent de manière contingente et en relation avec les histoires et les répertoires d’action collective propres à chaque contexte.

Derrière ces explosions, il y a une combinaison de dynamiques spatiales et conjoncturelles et de facteurs structurels de longue date : pauvreté, inégalités, fracture entre l’État national et les démocraties locales, espoirs déçus, mais surtout un fossé croissant et apparemment insurmontable entre le système politique traditionnel, les élites des deux pays et une grande partie de la population exclue de la prise de décision. La réponse de ces élites n’a pas été très différente de la réaction historique des États latino-américains face à la protestation : violence d’État, répression d’une part et perplexité d’autre part. Au contraire, les groupes mobilisés semblent développer de nouvelles façons de faire de la politique, plus horizontales, fluides, déconcentrées, locales et autonomes, qui s’opposent aux cadres de référence de la politique traditionnelle. Si pour certains secteurs, ces manifestations remettent en question l’état de droit et la démocratie représentative, pour d’autres, elles représentent une opportunité d’approfondir et de changer une démocratie qui n’incluait que certains secteurs de la société.

Ce cycle de conférences cherche, à partir de cinq axes de réflexion, à proposer un dialogue nécessaire entre les réalités du Chili et de la Colombie, afin de trouver des pistes d’analyse et des solutions qui permettent de mieux situer le phénomène dans une perspective comparative à travers les voix des chercheurs et des activistes qui ont travaillé sur et au sein de ces mouvements.

Méthodologie du webinaire : Quatre intervenants, deux de chaque pays et un modérateur participeront à chacun des colloques en ligne. Les intervenants seront choisis en tenant compte de la parité hommes-femmes. Chaque webinaire aura une durée d’une heure et demie et se déroulera par le biais de séries de questions prédéterminées sur le sujet et d’une série finale de questions du public.

Organisateurs : Chaire UNESCO-PREV, Centre d’étude des Conflits et de la Cohésion Sociale (COES), Alternatives, Université du Cauca et Université du Rosario.

CYCLE DE CONFÉRENCES

JEUDI 17 JUIN – Violence et répression

Ce premier colloque sera une tentative de réflexion sur la relation entre les débordements, la violence dans les manifestations et la répression de l’État. Le rôle de la police et des » premières lignes » sera discuté.

Panélistes :

Loreto Quiroz: chercheure du COES et professeur à la faculté de droit de l’université Alberto Hurtado, Chili.
Matías Vallejos: directeur exécutif de la Fondation Los Ojos de Chile, Chili.
Sandra Borda Guzmán : Universidad de los Andes, Colombie.
Cesar Santoyo : Directeur exécutif du Colectivo Sociojurídico Orlando Fals Borda., Colombie.

Animateur :

David Hernández, Alternatives.

JEUDI 1er JUILLET – Des mobilisations singulières ?

Panélistes :

Nicolás Somma : Chercheur associé COES, directeur et professeur associé ISUC, Chili.
Emilia Schneider : Activiste trans-féministe, ex-présidente de la FECH et candidate à la convention constituante, Chili.
Carlos Charry : Professeur associé de l’Université de Rosario et chercheur de l’Observatoire du Conflict Social, Colombie.
Karen Viviana Sánchez : Sociologue et activiste de la Ville de Cali, Colombie.

Animateur:

Pía Figueroa, Pressenza.

JEUDI 15 JUILLET – Les activismes d’aujourd’hui

Cette troisième conférence sera consacrée aux acteurs impliqués dans les mouvements sociaux présents dans ces manifestations, notamment les femmes, les indigènes et les jeunes, ainsi qu’à leurs formes d’interaction, de coordination et d’action politique sur le terrain.

Panélistes :

Daniel Miranda : Chercheur COES et MIDE-UC, Chili
Karina Nohales : Avocate et porte-parole de la Coordination Féministe 8M, Chili
Jesús Darío González : Docteur en anthropologie, ex-secrétaire du bureau de bien-être social de la mairie de Cali, Colombie.
Isabel Cristina Zuleta : Environnementaliste, activiste des droits des communautés du Cañón del Río Cauca, Colombie.

Animateur :

David Meléndez, Pressenza.

JEUDI 29 JUILLET – Explosions sociales et polarisation

On dit souvent, sans aucune preuve, que les explosions sociales sont la réponse naturelle à des phénomènes de polarisation déjà présents dans la société. Cette hypothèse se vérifie-t-elle dans la réalité des explosions sociales colombiennes et chiliennes ? Est-ce que nous ne sommes pas en présence de phénomènes (souvent très artificiels) de polarisation de l’élite politique ? Quel rôle joue la polarisation de l’élite politique dans la genèse des deux explosions sociales et dans leur gestion ultérieure ?

JEUDI 5 AOÛT – Mouvements étudiants et révolte sociale

Cette dernière conférence aura pour objectif de réfléchir aux solutions possibles au conflit et aux perspectives d’avenir, avec un accent particulier sur la solution constitutionnelle au Chili et les réponses que les acteurs sociaux proposent pour la Colombie.

JEUDI 19 AOÛT – Quelles solutions au conflit ?